Sunday, February 18, 2007

Casher ce sapin qu'ils ne veulent pas voir... (Editorial du Libre Arverne n°226 - 15/02/2007)

(Légende : arbre de Noël à Toronto. Profitez-en tant qu'ils ne sont pas tous interdits...)

Les sapins de Noël seront-ils interdits parce qu’ils dérangent un petit peuple sûr de lui et dominateur ? C’est ce que nous sommes en droit de penser depuis quelques temps, devant les multiplications des offensives « anti-sapinesques » en Amérique du Nord. Comme la vieille Europe est tellement à court d’imagination qu’elle se croit obligée d’importer les pires travers du Nouveau Monde, il n’est pas impossible qu’elle se sente obligée de le suivre sur ce terrain. Et elle le fera, l’affaire de la « guerre contre les sapins de Noël » menées par des musulmans qui, occupant le vide laissé par la décadence occidentale, imposent de plus en plus la loi du nombre. Notons qu’à l’époque, dans de nombreux cas, le corps enseignant avait pris fait et cause pour ceux qui voulaient supprimer ces arbres jugés « trop chrétiens ».

Tout commence le 16 décembre au Canada. Un arbre de Noël ornait les locaux d’un tribunal provincial, sans rien demander à personne, comme ces ancêtres conifères l’avaient fait avant lui. Ce sapin était un symbole, le socle de notre civilisation. C’est l’arbre christique, l’osmose naturelle, végétale entre le sol invictus païen, que les fils de Japhet adoraient sans savoir ce qu’il représentait vraiment et dont le symbole aryen venu de l’Inde antique est la roue solaire, que dans le langage des anciens on appelait svastika, et le soleil invaincu chrétien, Jésus-Christ, Dieu fait homme. Mais le sapin est plus que cela, c’est non seulement un arbre éternellement vert, symbole d’éternité et donc arbre de Dieu, c’est également un symbole ethnique. Le sapin pousse dans nos contrées boréales, il est le roi des forêts de France, le kaiser des forêts germaniques, le jarl des forêts scandinaves, le tsar des forêts russes, le chief des forêts nord-américaines… C’est l’arbre totémique des fils de Japhet et la sève qui coule dans ses branches est comme le sang qui coule dans nos veines. Roi des forêts, le sapin n’est pas le roi du désert ou roi de la savane. Derrière ce sapin illuminé, tout un peuple, toute une race, toute une civilisation se reconnaissait. Le 16 décembre, le tribunal de Toronto exigeait l’expulsion séance tenante du sieur Tannenbaum, profession : arbre de Noël. Crime commis ? Donner aux non-chrétiens le sentiment de ne pas faire partie de l’institution. La juge responsable s’appelle Marion Cohen. Nous rappelons à cette dame que Tannenbaum n’est en rien un patronyme sépharade et que les Tannenbaum, quand ils sont du peuple élu, sont aussi ashkénazes qu’elle ! Il porte même souvent l’étoile jaune. Même si de son bouillon de culture de Toronto, la Judapo a réussi à gangréner tout le Canada, il ne faut pas croire que ces ténèbres obscurantistes se soient arrêtées au pays des caribous. Elles ont franchi le 49e parallèle et la nuit talmudique s’est abattue sur l’état de Washington. Cet état de la côte du Pacifique a deux de ses cités immortalisées par la culture populaire : Seattle, où se déroule l’action du film Wargames, un film à succès des années 80 et Tacoma, dont le port a été chanté par tous les marins de France (« Parés à virer, Les gars, faudrait haler. On se reposera quand on arrivera dans le port de Tacoma »). Les deux villes ont en commun un aéroport qui, chaque année, était décoré de 9 arbres de Noël. Or, cette année, ils ont été retirés, ordre de rabbi Elazar Bogolmilsky qui avait exigé la présence d’un chandelier à sept branches. Un peu comme si on demandait le Martin Luther King day de mettre des drapeaux du Dixieland. Comme cela risquait de poser des problèmes, les sapins ont été supprimés.

Dans son éditorial d’Actualité Juive du dernier numéro de décembre 2003, Serge Benattar partait déjà en croisade contre les sapins de Noël, dans un article au titre évocateur : Mon faux sapin, roi des foyers juifs. Dans cet article, on y voit exposer toute la haine juive pour le sapin, l’arbre symbolisant la civilisation honnie des « semences de bétail » que sont les goïm aux yeux de la loi mosaïque. Pour lui, le sapin de Noël est une menace de destruction du peuple juif, rien de moins. Hervé Ryssen avait raison : le plus puissant bathyscaphe n’arrivera jamais à atteindre le fond de leur paranoïa et de leur pathologie. Je cite ses propres termes : « Alors qu’à Hanoucca nous commémorons la victoire d’Israël sur une nation qui nous interdisait d’accomplir nos commandements, voilà qu’aujourd’hui nous nous approprions, sans qu’on nous l’impose, des pratiques qui nous sont complètement étrangères, sans protester pour autant sur celle que l’on veut nous restreindre. Vous me suivez. Laquelle des époques est la plus dangereuse ? J’ose à peine vous le dire au risque d’être taxé (NdE : vous notez qu’il utilise le mot financier « taxé » au lieu du terme « traité »… atavique obsession financière. Comme un fait exprès, levy signifie en anglais « impôt » ou « taxe ») de fanatique, mais les Maccabim, eux, au moins, connaissaient leurs ennemis. Il n’y a pas pire danger que de se croire en sécurité (NdE : ce qui démontre que les chefs juifs tiennent leur pouvoir du maintient de la masse juive dans la peur de l’autre, peur que l’on doit entretenir par des légendes abracadantesques dont le but est de terroriser, de faire croire à un grand complot antisémite international visant à exterminer les Juifs et qui réussira si ces derniers n’obéissent pas à ceux qui parlent en leur nom) ». Plus loin, il déclare : « Et pourtant, il est tout à fait normal pour certains d’entre nous, de plus en plus nombreux, juifs de France, de planter un sapin près de sa fenêtre. Quitte à faire un peu d’ombre à la Hanoukia, quitte à le décorer d’un petit Jésus dans sa crèche, pourquoi s’arrêter en si bon chemin ». Voici encore une confirmation du conseil qu’Hervé Ryssen ou moi-même donnons aux jeunes chercheurs nationalistes : il faut éplucher en permanence tous les écrits de ces pharisiens des temps modernes pour voir qu’ils se gardent bien d’appliquer pour eux les joies du cosmopolitisme, du métissage, du brassage des cultures juste bon pour ces "chiens de goïm"… La dernière phrase vaut son pesant de cornichons Molossol : « Il est seulement à espérer qu’un jour, une vieille dame de la France profonde ne dise pas à son petit-fils dans la rue : « Tu vois ce monsieur, il a le nom d’un Juif, le faciès d’un Juif, la barbe d’un Juif, mais ce n’est plus un Juif ». Cette dernière envolée montre décidément la haine, une haine irrationnelle animée par la peur de l’autre, que les Juifs ont pour les sociétés chrétiennes traditionnelles dans lesquelles ils ont toujours refusé de s’intégrer et qu’ils ont cherché par tous les moyens à détruire. Mais que Monsieur Benattar se rassure, je me fiche de savoir si tel ou tel Juif mange de la bûche casher ou de la galette des rois casher ou des coquilles Saint-Jacques casher. Ça ne fait pas plus un juif en moins qu’un goy en plus. Un « juif qui n’est plus un juif », j’en connais et j’en admire : Israël Shamir, Roger Dommergue Polacco de Menasce, voire Alain Chabat aujourd’hui, les frères Lehmann dans le passé. Leurs habitudes alimentaires me sont inconnues et je juge leur connaissance comme superfétatoire. Ils ont donné d’autres preuves, autrement plus tangibles et convaincantes, de leur rupture avec le talmudisme tératogène.
Mais la chasse aux sapins n’est pas la seule manifestation de notre société à laïcité variable. Fin octobre, Nadia Eweida, une employée de la British Airways a été mise en congé sans solde par sa compagnie. Motif : elle portait autour du cou une croix de deux centimètres de large. La Grande-Bretagne est pourtant une nation où le communautarisme n’est pas un vain mot. Mais il faut croire que la christophobie est une valeur qui universellement partagée dans les sociétés où les coupeurs de sapins tiennent une place inversement proportionnelle à leur part dans la population. Quand Japhet est à la hausse, Sem est à la baisse et inversement. Note d’espoir : aux Etats-Unis, la sinistre chaîne de supermarchés de proximité Wal-Mart, qui a défrayé l’actualité pour le non-respect de la loi américaine en matière de droit du travail (embauche d’immigrés clandestins, pressions sur le personnel féminin), a décidé de renouer avec les fêtes de Noël. Depuis quelques années, ils avaient supprimé toute mention à Christmas pour ne garder que le terme générique « Fêtes ». S’en était suivie une baisse sensible des fréquentations telles que le géant de la distribution dut mettre genou à terre. Dans un monde où le matérialisme et le consumérisme règnent en maître, il est nécessaire de se créer des moyens de pression idoines. Bien sûr, les appels au boycott sont interdits en France alors qu’ils sont autorisés aux Etats-Unis, ce qui limite les possibilités d’action, mais l’organisation d’une association tradilandaise de consommateurs est tout à fait possible pour influer sur tel ou tel consortium qui pourrait être gêné par une « frappe au portefeuille ». On se souvient que vers 1995, la Ligue contre le Cancer avait sanctionné un de ses responsables qui avait « oublié » d’interviewer Jean-Marie Le Pen alors qu’il avait donné la parole aux candidats les plus minoritaires des présidentielles, ce qui avait entraîné certains donateurs membres ou électeurs du FN à signaler ouvertement à la direction l’arrêt immédiat de leurs dons. Il faut agir avec les armes qu’on a et si on ne peut pas inciter à ne plus acheter chez tel ou tel, on peut du moins leur signaler qu’on se passera désormais de leurs services. Il faudra prendre l’habitude de riposter coup pour coup et recourir nous aussi de manière systématique au «harcèlement démocratique ». Nous avons un avantage indéniable, nous sommes de plus en plus nombreux. Le monde étant ce qu’il est, l’homme étant ce qu’il est, le marketing étant ce qu’il est, tôt ou tard, le commerce ethnique tradilandais génèrera d’importants bénéfices. L’esprit aventureux qui le premier s’installera dans ce créneau aura une position dominante qui pourra s’avérer déterminante par la suite en matière de « légitimité ». La tradition étant la chose la mieux partagée à Tradiland, le premier arrivé sera celui qui l’inaugurera. Avec la légitimité de l’antériorité et tout ce qui en découlera

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Thursday, February 01, 2007

Retour à Saint-Franc (Editorial du Libre Arverne n°159 - 03/11/2005)



Nous avions évoqué dans les numéros 126 et 136 les persécutions du régime contre l’école libre Sainte Anne de la Providence à Saint-Franc et la façon dont la mobilisation et la générosité tradilandaise avaient paré l’attaque. Mais l’ogresse ne lâche pas facilement sa proie. En juin, c’est la Direction des Services Sanitaires qui a lancé la seconde phase de la campagne régimiste de tentative de destruction de l’école. Cette fois-ci, après les ubuesques «normes de sécurité », ce sont les kafkaïennes « normes d’hygiène ». Voici ce que la seconde commission a été inventer : suppression des meubles et des plafonds en bois, achat obligatoire d’un frigo de moins de deux ans pour y ranger les aliments ne « supportant pas le même climat », pas de vie commune entre la cuisinière et les élèves, pas de nourriture à la cave, pas de vaisselle à la main, pas d’évier à un bac, interdiction faite à la cuisinière de se laver les mains dans l’évier, pas de pièce commune pour « les légumes sales » et « les légumes propres »… L’objectif est clair : ruiner l’école à coups de mesures contraignantes. Même si par quelque miracle divin il se mettait à pleuvoir ducatons et pistoles, c’est l’esprit familial qui est mis à mal par ces lois totalitaires. Preuve supplémentaire que le meilleur moyen d’être débarrassé du carcan, c’est encore de l’enlever. Comme dans Les Petites Filles Modèles (Sophie de Réan s’est échappée de la férule sadique de Fedorova Fichini, sa cruelle marâtre, pour aller se réfugier sous l’autorité bienveillante de la comtesse de Fleurville), que l’on arrache nos « petites filles modèles » à leur marâtre à elles, la République, en leur permettant de se réfugier sous les bannières de chrétienté de l’état rexiste tradilandais. Notons, histoire de mettre une note d’humour dans cette triste affaire, que l’utilisation à rebours de ce genre de lois peut amener un régime favorable à nos idées à faire fermer sous prétexte de sécurité, d’hygiène ou de ce qui nous plaira d’imaginer, tout ce qui pourrait nuire à notre Weltanschauung. Au nom de l’application des normes d’hygiène et du droit aux animaux par exemple, il serait facile d’interdire la nourriture hallal et casher. La propagande laïque serait aisément assimilable à de l’incitation à la haine contre une religion, la totalité des profanateurs de tombes étant des gamins scolarisés dans l’Education Nationale, un parallèle pourrait être fait, responsabilisant les propos qu’ils entendent céans, entre le mépris par la parole et celui par les actes.

Le 16 juillet 2005, peu de temps après la double vague de persécution administrative, Mademoiselle Suzanne de Pas, « Tante Suzanne » pour les élèves de l’école, était rappelée à Dieu, maintenant jusqu’au bout sa vocation : l’éducation des enfants. Jusqu’aux derniers jours, elle a tenu fermement la barre de deux écoles comme ces vieux généraux qui, largement octogénaires, mènent encore les troupes au combat pour leur ultime victoire. N’étant pas un ancien des écoles de Mademoiselle Luce Quenette, mon seul souvenir de « Tante Suzanne » remonte à la « fête des Prix » à Saint-Franc en 1998. J’avais rédigé alors pour Coursière un « reportage » qui était le regard d’un converti sur la plus tradilandaise des écoles de Tradiland puisque la première. Paru dans le n° de janvier 1999, voici ce texte, dont le rappel sera ma contribution au souvenir de « Tante Suzanne », digne successeur de son ancienne professeur de philosophie, Mademoiselle Quenette :

« Voici donc les impressions d’un converti, élevé dans les écoles de la Gueuse, sur ce qu’il estime être la meilleure école de jeunes filles de France… Quand on arrive, on est surpris, ou plutôt charmé, par la vue d’une jeunesse saine et en uniforme. Dans les écoles de la République, les petites dindes endoctrinées se moquent des jeunes filles des pensions qui portent toutes la tenue qui sied le mieux aux collégiennes, le triptyque chemisier, jupe plissée, socquettes blanches. Elles trouvent « que ça manque de personnalité », « que c’est pas beau » et « que c’est ridicule ». Ce faisant, elles portent toutes les mêmes pantalons en toile de Gênes (troués), les mêmes vêtements criards, leur style vestimentaire oscillant entre la clocharde de luxe et l’épouvantail à moineaux. Leur accoutrement, dont le but premier est d’attirer les garçons, parvient surtout à effrayer les oiseaux. Avant de venir, je craignais de me sentir aussi à l’aise qu’un aveugle à un colloque de muets, mais rapidement, les professeurs m’ont accueilli comme si j’étais un ancien. Mademoiselle de Pas me parla comme si j’étais sorti de la Péraudière. En bon « immigré » dans la Tradition, je m’intégrais immédiatement en l’appelant « Tante Suzanne », comme des générations de petits chanceux ayant grandi sous son aile protectrice. Mesdemoiselles Marie-Thérèse, Anne-Marie et Marie-Odile m’ont accueilli comme quelqu’un de la famille, puisque j’avais épousé une ancienne qu’elles avaient élevée. Rapidement, je me suis senti en milieu ami, alors que je n’avais jamais pu m’intégrer à l’école laïque. Après une fort belle messe et un sermon de Monsieur l’abbé Laffitte sur les vocations des écoles de mademoiselle Luce Quenette (que l’on apprécie d’autant plus lorsqu’on a eu le malheur de venir « d’en face »), vint le charmant spectacle des élèves. Des souvenirs impérissables, qui, dans les moindres détails, montrent l’excellence de l’éducation reçue : ce souci de la perfection animant les élèves, montré par les larmes d’Anne qui avait fait une fausse note lors de son audition de piano. L’espiègle petite Sandrine, dont les jambes couvertes de pansements montrent que Saint-Franc forge des jeunes filles bien élevées sans pour autant être des poupées de porcelaine. La pièce de théâtre, « Les Caprices de Gisèle », fut fort bien jouée, pleine d’humour et de fraîcheur. Françoise a joué un Pierre plein d’autorité : on sent la future enseignante (NdA : ce qu’elle est devenue 6 ans après…). Marie a été un Pascal ironique, Séverine un Victor convaincant dans sa mollesse. Anne-Cécile a été une Léontine pétrie de convenances, et Elisabeth une Julie impertinente à souhait. Mention spéciale à Hélène, qui dans le rôle de Gisèle pouvait faire tout ce qui lui était interdit par le règlement… La chansonnette « Les bons et les mauvais écoliers » a enthousiasmé l’assistance, les deux benjamines de l’école, Sandrine et Bénédicte, étaient irrésistible avec leur bonnet d’âne. La remise des prix montrera pourtant qu’elles étaient loin de le mériter ! L’audition de piano a prouvé le talent des jeunes élèves . Quand toute l’école a chanté « l’Angélus de la Mer », ce fut féerique. Une chose que l’on ne verra jamais dans les écoles de la Gueuse, où les fêtes sont mornes, parfois même douteuses… Les charmantes demoiselles de Saint-Franc ont-elles conscience de l’immensité de leur chance d’être ainsi élevées chrétiennement ? Savent-elles ce que sont les autres écoles ?Nos adversaires, nos ennemis puisqu’ils revendiquent ce mot, auraient haï cette fête, cette fraîcheur, cette piété. Parfois, quand on vous enseigne que l’école de la République est l’école du vice, l’école du mal, l’école de Satan, vous trouvez peut-être cela exagéré. Il n’en est rien, je parle d’expérience : j’en viens ! L’école de l’Etat, c’est une école de haine et de déchéance. On y apprend à haïr l’Eglise, à haïr la France. On y apprend, dès l’école primaire, la débauche et l’impureté dans les cours de récréation. Dans le lycée de mon cousin, le professeur de philosophie se droguait et incitait les élèves à faire de même. L’école officielle est en faillite. Les enseignants s’en moquent. La réussite scolaire, ils n’en ont rien à chaloir : peu importe que les élèves soient analphabètes, ce qui compte, c’est qu’ils soient les zélotes dociles du régime, dressés comme des pitbulls dans la haine du déviant, du non-conforme… Saint-Franc est un cocon, un paradis. Mesdemoiselles, n’oubliez jamais vos écoles et faites tout ce qui est en votre pouvoir pour qu’elles survivent : il en va de l’âme de vos enfants !!! »

Comme résonnant en écho avec la tentative de fermeture de cette école exceptionnelle, le débat sur la « carte scolaire », cette ignominie, refait surface. Le prétexte en est le livre de Georges Felouzis, L’Apartheid scolaire dans lequel il accuse les parents de race blanche de refuser que les enfants soient minoritaires dans les écoles et préfèrent les scolariser dans des établissements plus mono-ethniques, blâmant un communautarisme qui de toute façon sera inéluctable, pour notre plus grand bonheur. Il suffit d’ailleurs de lire l’évolution de la rubrique faits-divers des journaux, de l’école publique ou para-publique et ses 1500 viols par an pour comprendre ces parents. D’autant plus que la quasi-totalité des viols collectifs dans les établissements scolaires sont à caractères racistes et d’un racisme toujours orienté dans le même sens, l’exact négatif de celui qui est dénoncé par les enseignants. Qui ne font que conforter les authentiques racistes et légitimer leurs actes comme une sorte de « vengeance » contre le prétendu racisme et les soi-disant discriminations dont ils seraient victimes. Notons que dans Le Parisien libéré, le dessinateur Olivier Ranson – plus que très proche de l’extrême droite juive – conforte le racisme anti-blanc en vigueur par son dessin aussi venimeux que ceux dont il gratifie les lecteurs du quotidien de gauche mais appelant tout de même moins au meurtre que ceux qu’il réalise dans la presse confessionnelle juive. Le plus intéressant de l’article est le profil des parents qui réussissent à contourner la carte scolaire. En tête… les enseignants (tiens, tiens…), les journalistes, les cadres et les personnalités… Bref, toutes ces crapules qui à longueur de journée nous imposent un cosmopolitisme et un métissage censé être « une chance, un enrichissement » mais dont ils se gardent bien de faire « profiter » leurs enfants… C’est bon pour les gueux ça. Pour ne pas dire les goïm… Il serait temps de mettre ces tartuffes en diapason avec les belles paroles dont ils nous abreuvent jusqu’à plus soif… Prêcheur, applique tes sermons ! Nous avons notre petite solution… Ils veulent de la « mixité ethnique » dans les collèges ? Soit. Nous sommes donc favorables à ce qu’une loi fasse obligation à tous les enseignants de l’école publique, à tous les journalistes dont l’employeur perçoit une aide à la presse ou des ressources publicitaires, à tous les élus des partis jugés « républicains » (ce qui exclu donc le FN, le MNR et certaines formations dites « régionalistes » ou « identitaires ») de scolariser enfants et petits-enfants dans des établissements à majorité extra-européenne, afin de « donner l’exemple ». Je vais vous en donner, moi, de la France plurielle…

« Le Mammouth » est le surnom pas tellement affectueux qui a été donné à l’Education Nationale par un des anciens ministres qui en fut chargée. Il me semble que l’auteur du quolibet était Claude Allègre, aussi franc-maçon et régimiste que ses prédécesseurs mais au caractère nettement moins amène. Les dernières actualités du poulpe totalitaire confondant formation et formatage ne peuvent qu’encourager à placer ses enfants le plus loin possible des tentacules de l’infernal octopode. Mon confrère Manfred Stricker, dont nous ne partageons pas les (non) convictions religieuses mais dont nous admirons la clairvoyance (Nietzsche au moins n’était pas « démocrate »…), a eu cette réflexion fort pertinente : « Ayant posé à plusieurs reprises à plusieurs professeurs en différentes matières pourquoi on appliquait les directives de l’EN et achetait les livres recommandés par l’ EN - j’avais été surpris par des poèmes de Queneau d’une incroyable stupidité – la réponse fut toujours la même : nous devons préparer les élèves à réussir au baccalauréat. Pas faire un être humain sachant lire, compter, écrire et, surtout, penser. Et tous les enseignants contribuent à ce que Nietzsche appelait « die Verstimmviehung des Menschen », la bovinisation de l’individu à qui on apprend à approuver entre deux positions (comme en politique entre l’UMP ou le PS, tous les autres partis étant éliminés par des manipulations du système électoral) ». Quand cet axiome a été intégré à son système d’analyse conceptuelle, tout s’éclaire. Fiat Lux. Le pachyderme préhistorique est pécheur par action et non par omission. Exemples concrets : dans Sud-Ouest du 17 octobre, une enseignante déclare : « Un élève de sixième a une capacité de savoir écrire inférieure à celle de savoir lire. Or, l’école primaire ne peut pas tout résoudre. C’est donc au collège de répondre à ce défi de l’écriture ». Comme le disait un agrégé de Lettres, voici la situation de la Gironde en 2005 : de grands adolescents sont justes capables de lire des albums pour enfants que des élèves d’école primaire se font lire, comme les écoliers de maternelle jadis. Gironde 2005, et non Cantal 1880, époque où au moins les enfants illettrés avaient l’excuse d’être plus souvent aux champs qu’à l’école… Comme le disait un enseignant cité par Rivarol : « naguère, les analphabètes étaient ceux qui n’allaient pas à l’école, et aujourd’hui, ce sont ceux qui y vont ». Les remugles de la putréfaction de l’école laïque sont si puissants qu’ils arrivent même à déranger les narines des quelques syndicalistes dont les neurones ne font pas grève : dans le journal de Force Ouvrière (« gardez vos forces les ouvriers… »), un encarté de base du syndicat trotskiste à financement de la CIA et à direction mondialiste déclare son dégoût des méthodes de l’IUFM et de son promoteur, Philippe Meirieu : « Le maître était appelé à remettre en cause ses certitudes(… ) il était de bon ton qu’en rendant compte de ses stages, il affirme piteusement qu’il avait beaucoup appris de ses élèves ». Les Hussards de la République sont devenus des valets d’étable gardant les ânes. « Déréliction », annone fièrement François Bayrou, tout fier du mot nouveau qu’il vient d’apprendre et dont le passage rue de Grenelle, sa fuite devant les remontrances de Monique Vuaillat, la très bolchevique cheftaine du SNES (ne généralisons pas, il y a eu des gens très bien au SNES, le professeur Faurisson par exemple) lui valent le surnom de « Pau d’échappement ». Ne rêvons pas, l’horizon culturel du pâle palois n’est pas Pierre Boutang (je suis sûr qu’il le prend pour un joueur de l’Aviron Bayonnais) qui raffolait de ce mot, mais plutôt Vice et versa du groupe Tranxène 200 (alias Les Inconnus, ridiculisant dans ce sketch les chanteurs « néo-romantiques » aux tenus baroques et aux textes volontairement pompeux et abscons : «Il faut que tu arriveras à laminer tes rancœurs dialectiques, même si je suis con…vaincu que c’est très difficile. Mais comme moi dis-toi qu’il est tellement plus mieux d’éradiquer les tentacules de la déréliction… et tout deviendra clair… »).

L’arme de la République et de la démocratie a toujours été la peur, l’obscurantisme et la confiscation du pouvoir par une oligarchie pseudo-intellectuelle qui a compris que le meilleur moyen d’y rester est de casser l’ascenseur social. Ceci n’est guère différent, quoique bien plus subtil, avec les méthodes de maintien au pouvoir de la caste socialiste dans 1984 d’Orwell, quand la Police de la Pensée parcourt les rues d’Océania à la recherche des prolétaires les plus intelligents, ayant échappé à l’éducation de l’ignorance, afin de les liquider pour qu’ils ne menacent pas la caste aux volontés d’hégémonie éternelle comme une sorte d’auto-déification. Flambeau littéraire de la droite nationale, l’hebdomadaire Rivarol est lu par des enseignants. Chez ces derniers, la droite nationale pèse 7 % des suffrages (contre 6 % chez les policiers mais 35 % chez les artisans/commerçants) en ce qui concerne les profs d’écoles primaires et secondaires et 1 % pour les universitaires (pour cause de discrimination politique). Nos bons profs envoient souvent des doléances parfois vengeresses, souvent signées et toujours pertinentes sur les maux accablant une Alma Mater devenue Mater dolorosa… L’état des lieux ressemble plus à une autopsie qu’à un inventaire, fusse-t-il de Prévert (raccoon inclued. Pour les non-initiés à l’américain commercial des emballages : « le raton-laveur est compris dans le lot »), et donne plusieurs explications complémentaires sur la mort volontaire de l’éducation-sic nationale-sic et lol (pour les non-initiés en cyber-américain, lol est les initiales de laugh on loud (rire bruyant), réponse écrite pour signifier à son vis-à-vis que l’on éclate de rire à ses propos). Premier point : la seule chose que l’extrême gauche est capable de réussir étant les tueries, leur sur-représentation dans les instances dirigeantes de l’Education Nationale accordée par ce philo-communiste qu’était De Gaulle (qui a rendu 100 fois plus de services à l’URSS que Thorez…), a tué l’Education Nationale. «Quel intérêt possède un pays comme la France à ce que son système éducatif forme des imbéciles heureux ? » se demande ingénument ce professeur de français (nous avons donné la réponse plus haut…). Et de témoigner de son expérience personnelle : « On demande fort peu à nos élèves : savoir se débrouiller avec une notice, la lire, la comprendre grossièrement, et puis ça ira ». Les supports documentaires « font partie de ce que l’on appelle la littérature de jeunesse, juteux filon éditorial et inépuisable réservoir de textes (toujours plus simples et orientés idéologiquement : lutte contre le racisme, contre l’homophobie et le fascisme, ouverture à l’autre, surtout s’il est coloré, etc.) à peu près compréhensibles pour un élève de 6e ». Le bilan est le suivant : « quand il s’agit de produire un texte de plus de cinq lignes, 80 % de mes élèves n’ont rien écrit ». Et cet enseignant de collège de donner sa solution : « l’enseignement à partir de vrais textes littéraires, et non des écrits pour la jeunesse pondus par des idéologues du PCF dans le meilleur des cas, des cours hebdomadaires de grammaire, l’apprentissage des conjugaisons, des dictées, l’amour des beaux et véritables textes qui porteront nos élèves vers le meilleur d’eux-mêmes… ». Le Front National ne propose pas autre chose…

Manfred Stricker donne la sienne, qui la complète : « La France est toujours riche de ressources humaines, peut-être autant qu’autrefois (Peut-être, mais pendant combien de temps ?). Mais autrefois, la petite minorité, les aristoï, étaient aux postes clefs (au fur et à mesure que l’aristocratie héréditaire fatiguait, des aristoï se formaient dans le peuple) ; il y a des millions de Français agriculteurs, ouvriers, artisans, enseignants qui sont des aristoï, des gens qui savent remplir un contrat, comme le précisait Nietzsche, notamment avec la collectivité. Mais les kakoï, les tordus, les menteurs, les incultes, les irresponsables ont le pouvoir partout (à mon avis via le suffrage universel). Et surtout dans les lieux de pouvoir, avec un grand pouvoir pour chaque membre, comme l’enseignement et la justice (la justice donne plus de pouvoir à ses membres que la politique ; le nombre des décorés le montre ; un élu politique de base n’a pratiquement aucun pouvoir, alors qu’un juge en a énormément ». Par contre, nos enseignants pensent que dans l’analphabétisme ambiant, l’univers de l’image et du son déconnectant l’enfant d’un écrit dévalué et pour tout dire incompréhensible et bien entendu l’immigration galopante de gens de culture extra-européenne conjugué à l’ethno-masochisme ont fait bien plus pour la diffusion de l’analphabétisme que la « méthode globale » (nous en reparlerons prochainement). Concluons par cette note d’humour noir : « Sauvez un arbre : tuez un castor ; sauvez un enfant : tuez un laïcard… »

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Saturday, January 27, 2007

Leurs écoles et nos écoles (Editorial du Libre Arnverne n°136 - 26 mai 2005)


La fermeture de l’Ecole Sainte Anne de la Providence n’aura donc été que provisoire. L’heure est venue, après tout la Grèce antique est l’un des piliers de notre civilisation, de couronner quelques têtes de lauriers à l’instar des Muses, de se projeter dans l’avenir telle la Pythie et de songer à des soucis futurs telle Cassandre. Dès l’annonce de la fermeture de l’école, la mobilisation tradilandaise ne s’est pas fait attendre. Tradiland est aussi pauvre en euros que riche en générosité et efforts. Valeurs qui, au moins, ne dévaluent jamais. C’est la deuxième fois, après l’attitude immonde des autorités l’été dernier, bien plus impliquées dans le triple sacrifice humain que la simple clémence pour le tueur officiel, que la Gueuse s’en prend aux enfants tradilandais. On est en droit de se demander ce qu’elle nous réserve pour 2006. Attendons-nous au pire, nous ne serons pas déçus… Des professeurs venus de l’école des garçons de La Péraudière ont pris sur leurs vacances et leurs loisirs pour réaliser les travaux nécessaires de « mise en conformité » : installation d’un surcroît de rampe, d’un immense velux dans le toit pour le désenfumage, des prises de terre en abondance, des grosses plaques de placo-flammes au plafond des quatre chambres et au sol du second... ceci devait rappeler à mademoiselle Marie-Thérèse l’ouverture de l’école à Malvières en 1969, quand ce furent les garçons de la Péraudière qui assurèrent une part non négligeable des travaux d’aménagement de l’école des filles. L’école a réussi à passer le premier barrage. Comme le disait à juste titre le rédacteur de Coursière, le bulletin des anciens des écoles de Mademoiselle Luce Quenette : « On s’interrogera quand même sur l’aspect radical des injonctions formulées, et sur l’extension démesurée des domaines d’investigation dévolus à la puissance publique (…) nous voilà confrontés de plein fouet aux nouveaux péchés attentatoires aux droits de l’homme, qui remplacent les fautes obsolètes autrefois définies par le catéchisme ». Les motifs sont évidents et en droite ligne de ce que je dénonçais dans l’éditorial du n°126. Saint-Franc est une école d’exception que j’ai souvent comparé à une serre qui, dans un univers de pollution et d’aridité, fait éclore de merveilleuses fleurs dont la blancheur est plus colorée que la totalité de la palette du peintre. C’est une petite structure familiale, nichée à la campagne, avec un système d’éducation qui a fait ses preuves dans tous les domaines. Outre l’éducation au bien, au beau et au vrai (on pourrait même rajouter « au pur ») qui est également dispensée dans les autres écoles de la Fraternité, il y a de par son unicité structurelle un mieux. Dans cette école, les élèves et les enseignantes sont totalement impliquées dans le fonctionnement : jardiner, aller couper du bois, aller chercher le lait à la ferme… Tout ce que la République déteste, car les fillettes qui y entrent deviennent des jeunes femmes sachant se débrouiller dans la vie et ayant connu la vraie liberté, la vie saine et fraîche, loin de la ville et des fonctionnaires pondant normes et lois aussi stupides que leur étroitesse d’esprit. L’éducation de Malvières/Saint-Franc, c’est l’anti-République, c’est l’obéissance intelligente à une entité divine qui empêche la soumission stupide à l’homme naturellement tératogène, c’est le contraire de l’esprit laïcard frileux et trouillard qui tremble de peur et enfile ses petites normes, ses petits règlements, ses petites commissions de sécurité comme une dérisoire armure, qui ne l’empêchera pas de finir un jour comme tout le monde entre quatre planches de sapin, conclusion inéluctable d’une vie grisâtre et terne où il a abdiqué toute forme d’humanité. L’esclave de la République est déshumanisé : il est tellement prisonnier de règlements, terrorisé par les fables qu’on lui raconte, qu’on a pensé pour lui, agi pour lui et au fond vécu pour lui. Il est devenu un robot. Plus exactement, un golem… La société infantilisante de l’idéologie laïcarde est l’enfer sur terre. En écho, toujours en éditorial de Coursière, le rédacteur en chef, dont le métier est justement de protéger autrui, déclare très finement : « Pourquoi sommes-nous les otages d’une hystérie sécuritaire galopante qui prétend nous protéger malgré nous de tous les aléas de notre humaine condition ? Nul ne peut ignorer aujourd’hui que lui incombe un devoir de vigilance permanente contre toute agression susceptible de nuire à sa béatitude terrestre. Enfin délivré des ténèbres de l’obscurantisme, du carcan de la religion, et persuadé de sa propre capacité à parer tous les dangers, le citoyen moderne traque sans répit la moindre menace sur son bien-être. Le citoyen moderne a peur. Il a peur de tout, car hormis son confort, ses profits, sa jouissance, il ne perçoit aucune autre raison d’effectuer sur terre un trajet sans issue. Dès lors, il n’admet plus l’idée que la société soit impuissante à le protéger de tous les dangers et qu’elle ne parvienne pas à inventer une parade pour chaque risque potentiel. Au moindre incident, l’objectif premier devient la recherche d’un coupable, d’une personne physique ou morale qui endossera la responsabilité. Il n’accepte plus que se produisent des imprévus, des erreurs humaines. En tout il exige une explication et, surtout, une réparation, si possible en espèces sonnantes et trébuchantes. Face à ce comportement frileux, égoïste et profondément matérialiste, bien sûr, la puissance publique entend n’être jamais prise au dépourvu. Ayant organisé la société sans Dieu, abordant avec un contentement tartarinesque l’étendard laïque, elle se prétend capable de prévoir toutes les éventualités, même les moins probables, et s’impose de sauvegarder les individus à leurs corps défendant si nécessaire. Souvent prise en défaut néanmoins, elle tire partie des drames ou des accidents pour établir de nouvelles lois, de nouveaux règlements afin d’être toujours mieux assise et toujours plus irréprochable. La sécurité devient ainsi un enjeu majeur, une forme de religion impitoyable dont les sectateurs surveillent chacune de nos activités d’un œil inquisiteur. Malheur aux contrevenants qui ne sont pas alignés sur les derniers canons en vigueur ! ». Ceci rejoint mon analyse sur la structure génétiquement et volontairement totalitaire de la démocratie républicaine et laïque. Un vieux proverbe paysan dit que la peur est le commencement de la sagesse. Elle peut aussi en être son fossoyeur. Pendant ce temps, que se passe-t-il dans les écoles du régime ? Gérard Gilson, enseignant au lycée François-Arago de Reims, a été averti le 28 avril par le recteur de l’académie pour avoir « perturbé le bon déroulement des enseignements et du climat général de la classe ». Il avait en effet fait cours le 25 mars dans une autre classe que la sienne, la serrure de celle-ci ayant été sabotée avec du chewing-gum. Selon divers témoignages, cet enseignant aurait déjà été agressé à plusieurs reprises dans ce lycée-poubelle de la ville champenoise. Le recteur d’académie, monsieur Ali Bencheneb (tiens, je croyais qu’ils étaient discriminés…), s’est senti probablement solidaire des élèves de la classe de monsieur Gilson. Une affaire de lien du sang…. La cuvée 2004 des perles des copies du baccalauréat de nos petits rejetons laïcards vient d’arriver. L’avenir leur appartient : ils peuvent devenir Président des Etats-Unis : leurs écrits sont dignes de George W. Bush Jr . J’en ai cinq pages, je vais juste citer les plus amusantes : « Comme souvent, le peuple s’en est pris à un bouc et mystère », « Il fut condamné après un procès en bonnet de forme » (il ne manque plus que « fier comme un bar-tabac », « sorti des petits-suisses de Jupiter », « vieux comme mes robes » ou « n’essayez pas de m’enduire avec de l’erreur »), « Le gouvernement de Vichy siégeait à Bordeaux », « Le Vietnam est la capitale du Liban », « Un litre d’eau à 20°, plus un litre d’eau à 20°, égalent deux litres d’eau à 40 ° », « Mitterrand est mort du cancer de l’utérus », « François Mitterrand a été successeur de François 1er » (mais non voyons, de Ramsès II, sous le nom de Tontonkhamon), « La première guerre mondiale a fait une dizaine de morts, mais seulement chez les Allemands » (j’te claque la bise mon chum (ou ma blonde), tu m’apprends que je suis d’origine allemande), « Lady de Nantes a couché avec Louis XIV », « Les favorites couchent avec le roi pour devenir marquises. Ça s’appelle être anoblie » (« C’est pô juste ! » signé Monica Lewinsky), « Napoléon III était le neveu de son grand-père ». Et la dernière, un futur Piètre Vénal-Mickey en puissance : « Le maréchal Pétain sait qu’il faut arrêter le combat car aussi les alliés possèdent la bombe « Hiroshima » donc il sait que la lutte est trop rude, que la bataille est perdue face à un tel arsenal d’armement, au nombre de personnes et de militaires qu’ils ont perdu : 600 000 000 000 de morts. » (encore un qui a appris à compter avec Elie Wiesel…). Ce genre de niaiseries n’auraient même pas été écrites par le moins bon des élèves de 6e d’une école tradilandaise. Après, il ne faut pas s’étonner de les voir descendre dans la rue au soir du 21 avril… Les chiens ne font pas les chats et à société dégénérée, jeunesse de même. Notons que trois « perles » sont plus des erreurs de style que de la véritable inculture : « Les continents dérivent, peinards… » ; une qui aurait plu à Mike Jagger : « En 1935, Hitler rassemble ses fans à Nuremberg » (en 1940, il annule sa tournée anglaise et en 1945, c’est le concert d’adieu à Berlin) et la dernière, à mon avis de l’humour volontaire : « Les arguments de la Belgique s’effritent ». Tout ceci est évidemment le fruit d’une volonté, entraînant ça et là de saines résistances chez les parents. Dans le très mondain Madame Figaro du 25 septembre dernier, une mère d’élève avait appris à son fils à lire par la méthode syllabique et phonétique, n’ayant aucune confiance dans la méthode globale employée par l’institutrice/directrice de l’école. Celle-ci accusa la mère de faire le mal de son fils en s’occupant de son éducation scolaire, (et pour cause, cela risquerait de le rendre instruit et apte à la réflexion, c’est-à-dire un rebelle potentiel au totalitarisme démocratique). Un directeur de collège répondit à la même maman que les dictées ne servent à rien car les ordinateurs corrigent les fautes. Pauvres petits Français de souche dont les parents ne font pas partie des apparatchiks et qui n’ont pas la chance d’avoir un pays qui aime ses enfants… Ici et là, en dehors de Tradiland, une certaine forme de résistance s’organise : Anne Coffinier, qui possède toutes les « peaux d’âne » prisées du régime (normalienne, diplômée de Sciences Po, énarque), a décidé de promouvoir l’école indépendante en créant le site internet créer-son-ecole.com. Son but est de permettre, comme aux Etats-Unis, aux familles des classes moyennes et pauvres d’avoir un enseignement de qualité, elles qui sont privées des écoles réservées à la nomenklatura. Les derniers chiffres de l’OCDE sont accablants pour l’Education Nationale : malgré des budgets colossaux et des effectifs pléthoriques, elle produit 30 % d’analphabètes. Seul le Québec fait pire avec 38 %. Ce n’est ni l’argent, ni les moyens qui manquent. Simplement la volonté et la compétence. L’Education Nationale est en échec pour plusieurs raisons : il a été DECIDE qu’elle serait un échec, ce qui se répercute sur le recrutement et la formation des enseignants, et qui est amplifié par l’imposition d’un nouveau substrat sociologique dans les écoles. Nous en avons parlé et nous en reparlerons. Pour bâtir la « société totalitaire démocratique », il faut un peuple sans ressort. Pour « tuer » l’essence du peuple, on le déracine par le cosmopolitisme et le métissage, on le crétinise par la télévision et, en entravant l’instruction et la promotion sociale élitiste, on le terrorise et on le culpabilise par de vastes campagnes dénonçant des périls grossis ou inventés. L’horizon indépassable de la société, leur homme de demain, c’est un petit fonctionnaire étriqué et docile, rendu servile par l’alternance de la carotte et du bâton, n’osant pas traverser hors des clous par peur pour son petit confort, ses petits « acquis sociaux » et ses petits biens. J’en connais qui vont avoir un dur réveil passé l’Achéron. Ils essaieront de briser toute résistance, par les lois et, si cela ne suffit pas, par les armes avec lesquelles ils espèrent abreuver leurs sillons de notre sang impur. Cela va sans dire, mais cela va encore mieux en le disant. Ils ont lancé deux ballons d’essai. On ne pourra pas dire que l’on a été pris en traître. Concluons par cette phrase tirée de l’éditorial de Coursière et annonçant le témoignage d’une élève de l’école, qui démontre mieux que je le ferais la différence entre NOS écoles et LEURS écoles : « Je vous en livre de très larges extraits comme un hommage ému et reconnaissant à ces femmes d’action qui ont fait face à l’adversité avec un dévouement admirable et une énergie quasiment héroïque, habitées par le seul souci de poursuivre leur mission au service des enfants. Le feu sacré, si cher à Mademoiselle Luce, brûle dans ces âmes, plus ardent que jamais à l’heure de l’épreuve. Monsieur l’inspecteur d’académie aura trouvé là l’exacte antithèse de ses troupes de mercenaires que la moindre contrariété conduit aux revendications et à la grève au détriment des élèves. Telle est la différence entre les soldats du Christ et les bidasses des droits de l’homme ». Pour terminer par ma touche personnelle, je dirai ceci : le seul moyen pour que nos enfants puissent vivre chrétiennement, loin de la tyrannie laïque et de ses persécutions, c’est qu’ils aient un pays bien à eux. Hier, avant l’avalanche de coups bas, Tradiland se faisait désirer comme une fiancée. Aujourd’hui, Tradiland est indispensable comme une épouse. Mon cœur bat pour toi, mon sang coule pour toi, mon âme prie pour toi, Tradiland ma seule et vraie patrie.

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Wednesday, January 24, 2007

Les petits chaperons bleus marine et le grand méchant loup laïcard (Editorial du Libre Arverne n°126 - 17/03/2005)


La guerre sournoise mais totale contre la liberté d’enseigner vient de prendre un tour nouveau, que nous avons la tristesse d’avoir prédit lors de diverses conférences. Le 3 mars 2005, l’école d’élite Sainte Anne de la Providence à Saint-Franc (Savoie) a été fermée sur ordre de l’état sous prétexte de manque aux normes kafkaïennes de sécurité et ce alors que la quasi-totalité des établissement publics du département et de la région Rhône-Alpes ne les respecte pas. Le KGB étatique a débarqué en force dans les locaux à 9 heures 30 : le maire du village, le Major des pompiers et un de ses hommes de la brigade des Echelles (commune de Savoie), un gendarme, un employé de la DDE et « la commissaire politique » du groupe, la présidente de la commission d’inspection. Il ne manquait plus que le préposé au peignage de la girafe, le fonctionnaire-chef chargé du calibrage des cocottes en papier et naturellement, le raton-laveur…

Les fillettes et les enseignantes, présumées coupables d’office comme dans toute bonne république laïque donc soviétoïde, sont soumises à un interrogatoire serré, avec toute la monstrueuse froideur d’une sardine congelée dont sont capables sui generis les zélotes du Léviathan étatique. On interroge les élèves des petites classes (équivalent à l’école primaire) sur leurs frères, leur famille, les sorties scolaires, pourquoi portent-elles une blouse… Détail cruellement cocasse : les fillettes sont déguisées. A l’un des kagébistes tricolores demandant à l’enseignante si c’est dans le cadre du cours de sciences qu’elles sont habillées ainsi, le maire, plus humain, répondit plus rapidement que la maîtresse : « mais non voyons, c’est la mi-Carême ! ». Jour de fête et jour des crêpes dans cette petite école familiale. La date a-t-elle été délibérément choisie pour gâcher ce jour de réjouissance pour tous les enfants catholiques ? Nous sommes en droit de répondre par l’affirmative. Les inspecteurs demandent aux professeurs : « Quels diplômes avez-vous pour enseigner ? ». Aucune enseignante n’est issue de l’IFM. D’où l’excellence des résultats scolaires de leurs élèves. Avec un zèle digne de la police est-allemande, l’école est examinée, le chien de l’une des enseignantes suscitant une avalanche de questions liées à l’hygiène. Quand on voit la crasse des établissement publics et de la plupart des écoles para-publiques dites « sous-contrat », un sourire made in China tend notre bouche. A 15 heures, le verdict tombe comme le couperet de la guillotine : fermeture administrative de l’école, obligation faite aux parents, résidents dans la France entière, de venir rechercher leurs enfants. Avec bien sûr « obligation de scolariser ». Et, avec la même haine qu’en 1905, dans le froid et la neige de l’hiver savoyard, les petites filles catholiques sont chassées de leur école. Finalement, les élèves seront mises en vacances une semaine en attendant qu’une solution soit trouvée. Et elle le fut, véritable pied de nez à la Gueuse qui, cette fois encore, n’arrivera pas à faire du kidnapping scolaire.

L’inhumanité de l’administration est concomitante à sa laïcité et à son républicanisme. C’est un monstre froid sécrété par les amours costupratoires des quatre états confédérés, chacun apportant ses gènes à la naissance, ce besoin pharisien de multiplier les contraintes matérielles inversement proportionnelles à la dégradation spirituelle. La République démocratique et laïque est un carcan. Elle emprisonne les corps toujours, les âmes souvent, dans une camisole de dogmes, d’interdits, de règlements et de formulaires (bientôt, comme dans ce roman de science-fiction de Max Anthony, on aura besoin de remplir des papiers pour avoir le droit de mourir…), non pas par amour de Dieu comme les recommandations catholiques, mais par totalitarisme, suscitant chez ceux qui en sont victimes non pas un sentiment d’offrande sacrificielle en l’hommage à celui qui fut le Suprême Sacrifié, mais bel et bien une peur qui s’exprime non par le cœur et l’âme comme dans la Vraie Foi, mais dans les entrailles. Peur du flic, peur du juge et peur de l’amende, socle du totalitarisme « démocratique ». Ce qui permet à la démocratie de se maintenir en place, c’est la peur. Orwell avait à la fois tort et raison comme je l’avais démontré dans mon analyse de 1984 parue dans Les Cahiers de Chiré n°14. Raison dans le sens où les anciens modèles de tyrannie étaient dorénavant et momentanément surannés. Le temps des camps et des prisons a été mis temporairement entre parenthèses. Nous devons faire face pour le moment à une nouvelle terreur, larvée, à base de torture mentale, ce que les Soviétiques post-staliniens avaient imaginée sous le nom de « fusillade à sec ».

Les valeurs de la « démocratie » sont viscéralement, que dis-je, génétiquement opposées aux nôtres. L’ogresse qui – mante religieuse chassant son mâle tous les cinq ans – dévore le pays qui a eu la stupidité de s’en faire le fils adoptif, fabriquant à la chaîne des analphabètes dont les pulsions animales rapportent économiquement ou des bataillons de diplômés dans des branches socialement inutiles qui - aigris et le cerveau encombré de propagande haineuse et marxisante - feront de parfaits révolutionnaires destinés paradoxalement à maintenir le système, cette Ouranos femelle ne peut tolérer la vie catholique de ces fillettes heureuses et épanouies, scolarisées dans cette petite école campagnarde et familiale. Elles sont heureuses, instruites, éduquées, et cela, dans les tréfonds obscurs des arrières-salles des L\, on ne peut l’accepter. « La République, c’est la destruction de tout ce qui s’oppose à elle » disait Saint-Just, dont le nom fut donné à une promotion de l’ENA, pour bien montrer quel poison est tété par nos élites aux mamelles de la catin phrygienne. Centrée sur l’homme, nombriliste, la République laïque ne peut être que petite et mesquine, comme le démontre son arsenal annuellement renouvelé de persécutions larvées.

Pendant ce temps, la Cour des Comptes publiait un rapport daté du 7 octobre 2004 sur la gestion du personnel enseignant. Normalement, il aurait dû rester confidentiel, mais Philippe Séguin, vexé par une remarque ironique de Luc Ferry, le diffusa amplement. On apprit ainsi que les 803.000 instituteurs et professeurs représentent « 650.000 ETP », terme de la novlange administrative désignant l’«équivalent temps plein d’enseignants ». L’équivalent de 97.000 enseignants à temps plein sont affectés à d’autres tâches et 32.000 sont tout simplement payés à ne rien faire (essentiellement des remplaçants désœuvrés), soit un coût à la collectivité d’1,5 milliard d’euros par an. On comprend que l’Education Nationale soit un bastion de gauche : rien de tels que les progressistes pour défendre les privilèges. La carte des « payés à ne rien faire », des titulaires d’une sorte de « super-RMI » est éloquente : 94,4 % des remplaçants de ce fief de gauche qu’est la Guyane sont inoccupés, 42,2 % à Poitiers, 40 % à Nice, 37 % à Bordeaux, 18 % à Versailles mais « seulement » 7 % à Rennes… Faillite d’une école résonnant en écho avec celle d’une société et d’un régime. L’usurpatrice vacille sur son socle. Mais cette fois, que les catholiques aient l’intelligence de faire ce qui aurait dû être fait dans le passé quand l’occasion se présenta : faire front commun avec tous ceux qui veulent la destruction du régime laïcard actuel, nonobstant leur race, leurs croyances ou leurs convictions.

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Sunday, August 13, 2006

In memoriam Jeanne-Marie Kegelin (28/07/1993-18/06/2004) (Editorial des Lettres Fersanes n°41 - août 2004)

Le monde actuel est tellement sale, la société tellement répugnante, que Dieu avait besoin d’un ange de plus. La société nous a parqués dans une sorte de ghetto où nous subissons tous les désagréments de ce genre de situation sans en avoir le moindre avantage. Chaque époque à ses saints et ses martyrs, la nôtre ne fait pas exception. A quelques années d’intervalles, trois tragédies ont frappé notre petit monde de la Tradition, chacun étant un symbole, un témoin, une bougie qui éclaire la nuit. Il y a les quatre petits scouts marins, qui jusqu’aux derniers instants de leur vie nous ont montré ce que c’était que le courage. Il y eut Michel Raoult, militant anti-avortement assassiné lors du carnage de Nanterre par Richard Durn, psychopathe gauchiste aux antipodes des valeurs qu’il défendait. Dans un monde de larves, quatre petits gars ont montré ce qu’était le courage. Dans un monde de mort, un élu défenseur de la vie est tombé sous les balles de la haine et du fanatisme. Dans un monde où la pornographie et la débauche règne, il fallait une petite martyr de la pureté, une nouvelle Maria Goretti. Agée de 11 ans comme la petite Italienne, Jeanne-Marie Kegelin a donc connu le long martyr en haine de la pureté, fauchée dans les années de l’innocence par la barbarie des hommes et la perversion de la société. On dit que Dieu ne nous parle plus. Je trouve qu’en ces derniers temps, il allume les bougies dans les ténèbres, comme s’il éclairait le chemin à suivre. Il y aura d’autres bougies, d’autres souffrances et d’autres morts avant la levée du jour. Il ne faut surtout pas perdre espoir, le Bien finit toujours par triompher du Mal, même s’il paraît mal en point…

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La pureté, rebellion anti-système (Une des Lettres Fersanes - août 2005)


Dans notre société décadente, la vraie rebelle n’est pas celle que l’on croit. Ce n’est pas la petite « caillera » de banlieue, pas plus la dindonnette bobo, encore moins la militante altermondialiste mais mondialiste quand même. La vraie rebelle, c’est la petite tradinette. Nous en avons la confirmation quand on voit comment la propagande régimiste réagit à cette recrudescence de la vertu de pureté chez les adolescents, notamment aux Etats-Unis, cette nation-continent capable du pire comme du meilleur. Il n’est pas étonnant de voir l’hebdomadaire Le Point (16 juin) à la pointe de l’offensive : dirigé par le trilatéraliste Imbert, il compte dans ses rangs le triste BHL auteur de cette phrase qui résume toute leur pensée : « la pureté mène à Auschwitz ». Cette haine est en droite ligne de l’enseignement talmudique prônant la destruction de la pureté chez les goïm, afin de mieux les diriger. Soljenitsyne l’avait d’ailleurs très bien compris : « On contrôle plus facilement un peuple avec la pornographie qu’avec les miradors ». Dans ce numéro Emmanuel Saint-Martin critique vertement ces tous jeunes adolescents de 12-13 ans qui décident de porter un « anneau de pureté en argent ». Il prend pour argent comptant les « travaux » d’une Université américaine connue pour ses prises de position gauchistes, disant que seuls 12 % des jeunes respectent leur engagement et que cela ne fait que retarder de 18 mois leurs premiers rapports et qu’en plus, ils deviennent traumatisés et ont des rapports non protégés. Si ces chiffres sont vrais, et rien ne prouve qu’ils le soient, ceci indique simplement que les protestants réussissent bien moins que les catholiques. Ce qui est logique, n’ayant pas la grâce sanctifiante des sacrements. Déjà, dans son numéro du 4 juin 1996, Le Figaro s’attaquait à ce retournement de tendance sous la plume d’Alexandrine Bouilhet, en utilisant les « travaux » du très contesté CNRS (beaucoup de chercheurs mais fort peu de trouveurs…) On voit réapparaître cette volonté de pureté adolescente chez les églises protestantes conservatrices américaines. Ils sont bien braves les Parpaillots, mais il s’agit tout simplement de ce qu’enseigne l’Eglise catholique depuis 2000 ans, sans avoir besoin de ce rituel si typique de la mentalité assez particulière sévissant Outre-Atlantique. Mon égérie, qui a 32 ans et cinq enfants n’a pas l’ombre d’un quart de commencement de vieillissement, s’étonnait de voir de jeunes filles du monde de 18-20 ans moins fraîches que les poissons d’Ordalfabétix. C’est d’une logique implacable : la perte précoce de la virginité, conjuguée à une hygiène de vie désastreuse, amène à ce fanage avant l’âge. Elles pourront se barbouiller le groin de toute la graisse de bœuf en cosmétique, même tartinée au typex une feuille ne redevient plus vierge. Quand je vois la dégaine des lycéennes d’aujourd’hui, je loue chaque jour le Ciel de ne plus être adolescent. Moi j’étais fait pour la chasse aux biches, pas pour la pêche au thon. En beauté pure, la plus quelconque des tradinettes sera toujours plus jolie que la plus « belle » des filles du monde. Dans le monde actuel, un adolescent qui conserve sa pureté jusqu’au mariage mérite « total respect ». Mais comme on le dit dans le Notre Père : « Ne nos inducam in tentationem ». Comme un diabétique n’apprécierait pas vraiment se retrouver au milieu du chariot des desserts, nos enfants doivent être soustraits le plus possible des foyers de corruption d’un régime qui n’a de cesse que de détruire ce qu’ils ont de plus précieux. D’où la nécessité d’utiliser exclusivement les écoles tradilandaises, les organisations de jeunesse tradilandaises, en attendant de pouvoir vivre en pays tradilandais…

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Haro contre "Sartrotsky" (Editorial du Libre Arverne n°143 - 14/07/2005)

Jour après jour, la possibilité d’avoir une France sous la schlague sarközyste devient réalité. Les derniers rebondissements de l’actualité montrent quel avenir nous est réservé par le suppôt du pan-sémitisme triomphant. La France des Sarközy, Coppé, Debré, Cordero Marin alias Chirac, Guedj, Bezaz, Taïfi à droite ; qui n’a d’équivalent à gauche que la France des Fabius, Strauss-Kahn, Hollande, Dray, Guigou, Boutih, Emmanuelli, est celle de la discrimination raciale. C’est la France où Sem écrase du pied la gorge de Japhet. A l’heure actuelle, la menace prioritaire, c’est Sarközy. Soutenu par ses frères de race américains, ce pur produit du ghetto de Salonique marié à une coreligionnaire qui se vantait de n’avoir pas une goutte de sang français dans les veines rêve du pouvoir. Son but ? Terminer le protocole Perlmutter de 1970, transformer la France en colonie de peuplement du Tiers-Monde et réussir par la submersion ethnique ce qui avait échoué par les armes : la destruction de l’Occident chrétien par les peuples du désert si chéris par Sarközy, qui distribue à tour de bras des visas au Maghreb (multiplication par cinq des visas aux Algériens, volonté de faire entrer en masse des « étudiants » tunisiens, expulsion de 40 immigrés clandestins Roms au lieu des 1500 annoncés…), dont la plus proche collaboratrice est Maghrébine (Rachida Dati), dont les protégés à l’UMP le sont tout autant (Amirouche Laïdi, Abderrahmane Dahmane, Salem Kacet) et qui fait reconnaître par la République la religion du colon comme partie intégrante de notre territoire. Sarközy, tout comme Raffarin, est le chantre de la France métisse où le travail de tout un peuple, l’œuvre d’un millénaire de civilisation, est victime d’un véritable rezzou méridional de la part de gens dont la seule réussite fut de piller définitivement le grenier à blé de l’Empire Romain, de survivre pendant des siècles par les razzias et l’esclavage et de détruire en quelques années le fruit de 130 ans de colonisation dû au travail acharné des Pieds-Noirs… Pendant des siècles, le paysan français a semé le grain, récolté le grain, moulu le grain, fait la farine… et à l’heure de manger le gâteau, d’autres – qui n’avaient en rien participé au travail – viennent prendre les meilleurs parts sinon toutes… Rien de nouveau par rapport aux années trente où, comme une nuée de sauterelles, les Hanau, Oustric, Stavisky, Joanovici, Rochenoire venaient piller le travail des autres. A ceci près que la France n’a plus les défenses immunitaires d’autrefois. Nous avons la mémoire longue, et nous savons qu’en Hongrie, pays d’origine de la branche paternelle de Sarközy, les coreligionnaires de sa mère se sont livrés à deux reprises à un génocide massif de la population, le premier en 1919 sous la férule d’Aaron Cohen (Bela Kun ad usum goïm) et le second commencé en 1945 avec l’arrivée dans les fourgons de l’armée rouge de Reich (László Rajk ad usum goïm) et Mathiew Roth Rosenkranz (Mátyás Rákosy ad usum goïm) et terminé en 1956 dans le sang des révoltés de Budapest, écrasés par les chars soviétiques lancés par Youri Faynstein (Youri Andropov ad usum goïm)…

Qui est Sarközy ? Nous ne parlons pas de l’homme lui-même, nous l’avons déjà suffisamment fait dans ces colonnes, mais de l’homme politique. Indubitablement, il est l’héritier de ces révolutionnaires apatrides descendus des ghettos d’Europe orientale et des souks d’Afrique septentrionale, moustiques venus semer la malaria intellectuelle en se répandant de leurs marais urbains que la plus titanesque des guerres ne parvint à assécher. Sarközy et ses sbires, ce n’est ni Mussolini, ni Hitler. C’est Trotsky. Non pas le sabre et le goupillon mais la kalach et la menorah, l’alliance de la révolution apatride avec le capital du même nom. Nous avons maint et maint fois dans nos journaux et dans nos livres fourni les preuves de la collusion entre gros capital et gauchisme. L’actualité récente le confirme une fois encore avec la énième aide fournie par Lagardère à L’Humanité (nous y reviendrons en détail dans la rubrique médiats), le journal fondé par les grosses banques juives parisiennes (Rothschild, Louis-Dreyfus, Lévy-Picard…). L’URSS, nous l’avons dis notamment dans Le Libre Arverne n°61 et L’Imposture antiraciste, ayant été créée, financée et pillée par les mêmes organismes. « Nous communions avec le marxisme intégral, parce qu’il est l’arme de notre nationalisme. Le marxisme, direz-vous, est aux antipodes du capitalisme qui nous est également sacré. C’est précisément parce qu’ils sont aux antipodes l’un et l’autre qu’ils nous livrent les deux pôles de la planète et nous permettent d’en être l’axe » déclaraient en 1921 le patron de la banque juive Kuhn & Loeb (principale bailleuse de fond de l’URSS) au comte de Saint-Aulaire lors du premier génocide hongrois… On ne peut pas parler de l’alliance des deux idéologies matérialistes en France sans évoquer la banque Lazard. Comme ses coreligionnaires Mendes-France, Emmanuelli et mesdames Chevènement et Badinter, Sarközy est lié à ce sinistre établissement d’affaire principal responsable de la désertification de nos campagnes et de la destruction de notre société. La solidarité raciale n’étant pas un vain mot chez ces gens là, le petit Nicolas était un intime de feu le banquier Edouard Stern, lié à Lazard par le sang. Sarközy, ce n’est pas seulement un homme, c’est une tribu comme il sied aux fils de Sem. Dans ce couscous clan, comment ne pas évoquer Guillaume, son frère aîné, et le rôle qu’il joue au « syndicat patronal » MEDEF, sorte de coterie où des technocrates et des hauts fonctionnaires issu de l’énarchie soviétisante prétendent représenter des chefs d’entreprises qu’ils ne sont pas, qu’ils ne seront jamais, et dont 85 % les rejettent, syndicat de faillite de notre économie longtemps entre les mains du trotskiste lambertiste Sellières, ami intime et camarade internationaliste de Jospin, et du maoïste Kessler, désormais remplacés par une autre gauchiste (voir notre article en rubrique politique). Le MEDEF, rappelons-le, c’est la poursuite sous la forme « capitaliste apatride » de la révolution. Capitalisme apatride, socialisme apatride, cela reste apatride. Méditons la phrase des dirigeants juifs internationaux et souvenons-nous que Marx et Rothschild ne sont que les deux faces d’une même médaille, Marx le riche boursicoteur adepte du droit de cuissage, Engels le patron d’usine finançant « le socialisme » avec l’argent gagné en exploitant les ouvriers, Lénine le propriétaire terrien spoliateur de paysans… La sarabande infernale des Lénine, Rothschild, Marx, Rockefeller, Trotsky, Morgan ramène toujours l’oiseau dans le même nid (voir nos articles sur la question dans Le Libre Arverne n°61 et n°64 notamment…). Deux bras, un cerveau. Le banquier « américain » Rosenberg communie toujours à l’unisson de son frère le commissaire politique «soviétique » Rosenberg. Les chemins semblent différents mais le but est le même. In nomine protocolis…

Quelle est l’idéologie de Sarközy ? Ni droite, ni gauche : mondialiste apatride. Enfin, pas si apatride que cela, plutôt du genre tenant du peuple élu, de la race supérieure… C’est le monde des soi-disant « néo-conservateurs » américains qui pullulent dans l’entourage de Bush, symbolisé par Wolfowitz, qui, comme j’ai été le premier à le révéler en France avant de me faire piller comme d’habitude (pillé par Kahn, par Zemmour, par Finkelkraut… il y a des atavismes caricaturaux !), est de culture politique trotskiste et anti-chrétienne. Nous développerons dans l’éditorial du n°147 comment le gouvernement du luciférien Bush et sa clique talmudique va mener une guerre d’extermination totale contre les chrétiens, essentiellement les catholiques, in nomine protocolis. Mais déjà, nous pouvons évoquer les grandes lignes de ce plan tel que l’a dévoilé le sioniste repenti Pat Robertson, auquel nous préférons l’autre Pat, Buchanan. Robertson n’est pas de notre chapelle, mais il dit parfois des choses fort sensées : « Certaines lois du Congrès, signées par le président des Etats-Unis, sont soutenus par toute la puissance du FBI et du département de la Justice. Le moment est venu où, en Amérique, le gouvernement fédéral partira à la chasse aux chrétiens et les traînera en justice parce qu’ils osent protester contre les massacres des enfants à naître, contre le soutien gouvernemental aux pratiques homosexuelles. Au lieu que ce soient ceux qui trangressent la loi de Dieu qui sont jugés comme des criminels, ce sont ceux qui la suivent et la soutiennent qui sont combattus comme des ennemis de l’Etat ». Les mentors américains du sieur Sarközy veulent continuer leur politique d’extermination de la résistance goy en appliquant sous le nom de « libéralisme » aux Etats-Unis ce qui a été appliqué sous le nom de « bolchevisme » en Russie, comme nous l’étudierons plus en détail dans le 147. Et le tout réalisé au nom du nouvel avatar de l’éternel serpent, le mondialisme ploutocratique, né des amours tératogènes de Marx et Rothschild.

Sarközy et ses amis ont été à l’origine du sinistre rapport Ruffin (voir notre éditorial dans le n°109) qui va transformer la France en dictature soviétique, faisant de chaque écrivain non-conformiste un criminel par la pensée, comme le prophétisait Orwell qui, de par ses opinions révisionnistes, serait aujourd’hui l’une des premières victimes de cette dictature en compagnie du premier de ces nouveaux martyrs, Ernst Zündel. N’oublions pas que le père politique des « néo-conservateurs » est Leo Strauss, disciple de « l’humaniste juif » Maïmonide (dont nous avons révélé dans Le Libre Arverne n°104 le vrai visage : partisan de l’extermination des chrétiens), et partisan de la thèse du « surhomme juif », être supérieur divin ne respectant ni bien, ni mal et placé au-dessus du goy, renvoyé à sa condition talmudique de « semence d’animal ». Sarközy est l’un des leurs, c’est leur modèle de société qu’il préconise : haine anti-nationale et anti-chrétienne, affiliation à Eretz Israël, sur lesquels certains nazis d’origine ou de culture judaïsante avaient fantasmé en prônant sa version goy avec la Grossdeutschland, destruction de l’économie traditionnelle au profit de cartels et de trusts dirigés par les frères de sang ou de synthèse et donc, plus d’immigration pour détruire les acquis sociaux, plus de cosmopolitisme pour supprimer toute révolte populaire, plus de répression contre les identitaires pour empêcher toute contestation de la grande technocratie fabienne universelle. On en veut pour preuve non pas les paroles, mais les actes du quasi-sosie du maréchal des Logis chef Ludovic Cruchot (interprété par Louis de Funès dans la célèbre série des « gendarmes »).

Quand Sarközy écrit des biographies, qui sont ses héros ? Jéroboam Rothschild (Georges Mendel ad usum goïm), planqué de la guerre de 14-18 avide en 1939 de faire couler une nouvelle fois à flots le sang goy, homme de gauche employé par Clemenceau pour solder une facture à son papa tailleur et fusible idéal (le vieux tigre radical lançant, cynique et méprisant : « Quand Clemenceau pète, c’est Mendel qui pue »), ministre des PTT inventeur des écoutes téléphonique et démissionné sous les huées de ses fonctionnaires, faux normalien, faux universitaire, assassin en 1940 d’adversaires politiques qui conclu une vie méprisable par une fin l’étant tout autant : abattu à la sauvette par trois « justiciers » auto-proclamés voulant venger Philippe Henriot… Quand Sarközy choisit un journal pour donner en exclusivité son plan de ministre des Finances en mai 2004, il choisit le quotidien Le Monde, dirigé par le trotskiste Plenel et financé par Guinzburg des B’naï B’rith. Quand en juin 2004 il choisit deux ministres européens pour une motion commune sur l’économie, il prend les socialistes Gordon Brown (Grande-Bretagne) et Hans Eichel (Allemagne). Quand Sarközy organise une petite fête chez lui le 5 avril 2004, qui sont ses amis présents ? Une part importantes des anciens staliniens et maoïstes juifs continuant la révolution par un autre chemin (Adler, Finkelkraut, Glucksman), leurs cautions goïm fanatiquement pro-israélienne, suivant leur route en portant les bagages (Sollers, Bruckner – encore que la goïtude de ce dernier soit sujette à « Lévy-caution »), leur frères de sang de « la presse de droite » (Slama)… Quand Sarközy travaille sur l’insécurité, sur qui se repose-t-il ? L’ancien gourou de la secte anti-chrétienne du Grand Orient Alain Bauer (le roi du flicage par vidéo pour le compte des mairies socialistes), filiale des Illuminati, cette organisation talmudique fondée par Weishaupt, financées par plusieurs milliardaires apatrides et dont les 5e et 6e chefs furent respectivement Lénine et Trotsky. Quand il s’épanche dans un livre d’entretien, Au bout de la passion, l’équilibre, à qui confie-t-il le soin de l’interviewer ? A l’animateur vedette de la chaîne de gauche Canal Plus Michel Denisot, qui n’a jamais caché son statut d’électeur d’extrême gauche, chaîne dont il invita le patron, le communiste Pierre Lescure, pour ses quarante ans… Voilà qui est Sarközy.

La France de Sarközy, c’est Shylock roi, c’est la France à l’encan, c’est une France qui n’est plus notre France, qui n’est plus la France, qui n’est plus que leur France, avec ses lois, ses dogmes, ses protocoles… Nous en voulons pour preuve la déclaration de Sarközy le 21 octobre 2003, quand il déclarait : « Quand un Juif est injurié, toute la communauté nationale est injuriée ». Quand un simple Français l’est, personne n’est injurié comme nous le verrons plus bas… Le 12 mai 2003, il recevait le prix Simon Wiesenthal (du nom du célèbre mythomane chasseur de fantômes) attribué par la secte raciste des B’naï B’rith et par la sinistre Anti-Defamation League, ayant eu des ennuis avec le FBI pour sa manie de ficher et d’espionner illégalement les citoyens américains en utilisant des policiers juifs infiltrés et qui décora Chirac le 16 février 2000 pour sa « lutte contre l’antisémitisme ». A noter que lors du protocole du colloque Dieu a-t-il besoin de la République ?, il fit passer le Grand Rabbin avant l’évêque. Cela veut tout dire. Devant ces Trotsky, on se demande ce que font les Staline : on est prêts à se cotiser pour l’achat des piolets…

Quelle France nous réserve Sarközy ? C’est la France de la justice de race. Pour imposer leur loi, Sarközy et les siens discriminent ouvertement la population autochtone de ce pays. Le 10 juillet, lors de l’Université d’été du Parti Radical, il évoqua une fois encore sa marotte de la « discrimination positive ». L’idée, nous l’avons déjà dis dans ce journal, vient de Yazid Sabeg qui l’a évoqué pour la première fois officiellement le 24 novembre 2004. Elle vise a accorder des privilèges à ses protégés en prenant pour prétexte les prétendues « discriminations » dont ils seraient victimes et qui ne se fondent sur aucune réalité concrète. Sarközy évoqua également la sinistre loi de 1905 en des termes assez intéressants. Pour lui, elle doit être assouplie pour l’intérêt des musulmans car désormais, il y a 5 millions de musulmans en France (en réalité, 7 ou 8 millions). Preuve supplémentaire que cette loi visait à détruire la religion catholique et elle seule. Le catholique a du faire toutes les concessions, le juif et le musulman, eux, n’ont que des avantages, enfants chéris de la République. D’où la nécessité pour ce qui reste de catholiques dans ce pays (environ 1,2 million de personnes) d’avoir un état indépendant, loin des Républicains et du clergé collabo. Le lendemain, à Marseille, il évoquait la création d’une «mission sur les besoins de la France en immigrés » qui rendra ses conclusions en mars 2006 visant à faire venir en France encore plus d’étudiants étrangers alors que le marche de l’emploi est déjà engorgée par trop d’étudiants, nécessitant une réforme totale de l’éducation nationale.

Comme le signalait à juste titre le Front National : « On peut penser que cela ne fera qu’empirer les choses, en entraînant des conflits au sein des entreprises qui n’avaient pas besoin de cela sans la situation économique actuelle. Ensuite, cela fera des « discriminés positivement », des gens suspectés d’incompétence et décrétés inférieurs par l’Etat au seul critère de leur faciès, et en faisant des « discriminés négativement » des gens révoltés à juste titre par cette injustice ». A nous de leur faire comprendre que leur ennemi n’est pas le pauvre type qui leur vole leur travail mais la République et la démocratie qui imposent cet état de fait. Plus loin, le FN déclare, toujours à juste titre : « Lorsque Sarközy et l’UMPS dénoncent le « racisme » responsable de la « discrimination » actuelle, cela est l’aveu que les critères utilisés pour compenser cette tendance seront par conséquent, eux aussi racistes ». Et le parti à la flamme de conclure : « des Français de souche sont, chez eux, chassés du marché du travail pour les remplacer de force par des immigrés provenant d’une « minorité visible », et nos racine chrétiennes ont remplacées petit à petit par une civilisation musulmane, cela par volonté d’Etat ». Analyse pertinente, à laquelle nous souscrivons ô combien. Quel dommage que le Front National ait raté le coche en refusant de devenir le parti communautariste que le peuple attendait et qu’il a préféré financer avec les mânes de l’état des permanents plutôt que de se lancer dans une politique culturelle audacieuse qui lui aurait rendu bien des services lors de l’entre-deux tours. Ah ! S’ils avaient lu Gramsci à Saint-Cloud… Car l’heure est grave : le lobby allogène a ainsi lancé une nouvelle provocation anti-gauloise : « les indigènes de la République », dénonçant les discriminations dont prétendent être victimes les « fils et filles de colonisés et d’immigrés ». C’est-à-dire des gens qui, après nous avoir chassés de leur pays, ont l’impudence de vouloir nous prendre le nôtre. Car les indigènes, les vrais indigènes de la France, ce sont les Gaulois de race blanche et de culture chrétienne. Le premier nom du Parti Français Chrétiens était d’ailleurs le Parti des Français Indigènes. Les mercenaires de la République savent être reconnaissants et considèrent celle-ci comme leur mère et comme les vrais propriétaires du sol. Il n’y a plus aucun mot pour désigner la population primitive de ce qui a été notre pays, preuve qu’elle n’y a plus sa place : Français ne veut plus rien dire, Blanc est interdit légalement, Indigène a été volé, Gaulois est devenu une insulte raciste… Il ne leur reste plus rien. Je parle à la troisième personne car cela ne me concerne plus. Je ne suis plus Français au sens actuel du mot. Ich bin ein Tradilander !

Cette volonté régimiste de favoriser les allogènes n’est pas nouvelle. Elle se constate depuis toujours. Nous en parlerons en détail dans le prochain numéro. Nous allons nous contenter pour le moment d’exemples récents impliquant le gouvernement actuel en général et Sarközy en particulier. Il suffit de regarder la différence des peines et l’opportunité ou non des poursuites du Parquet dans les cas de racisme. Pour défendre ses protégés, la justice républicaine de Sarközy et de ses amis n’hésitent pas à créer un droit spéciaux pour eux. Nous avons vu à de nombreuses reprises dans nos livres et journaux que, pour éviter de les condamner, la justice n’avait pas hésité à déclaré « irresponsables » des Maghrébins meurtriers ou ayant profané des cimetières chrétiens (ils deviennent bien sûr totalement responsables quand leurs victimes sont juives…). Le groupe allogène Sniper peut inciter au meurtre dans sa chanson La France, la juge Véronique Berthiau-Jézéquel (de Rouen) déclare que « l’élément matériel d’une provocation non suivie d’effet était établie » mais qu’un Blanc s’avise de faire de même et là, c’est la répression : un jeune homme de 21 ans a ainsi été condamné à six mois de prison avec sursis et à 3.800 euros de rançon a versé aux associations anti-françaises (SOS-Racisme, MRAP, ACPEA, LDH) pour avoir diffuser sur Internet les chansons «d’un groupe néo-nazi » (pas de nom donné, et pour cause, il n’y a pas de groupe musicaux néo-nazis depuis au moins 15 ans), probablement les parodies du groupe Suprême MRAP dont nous avions parlé dans Le Libre Arverne n°4, provocation qui n’a pas été plus suivie d’effet que celles de Sniper. En matière d’insultes raciales, mêmes justifications : dans la bouche d’un Maghrébin, le terme « enculé de ta race » n’est pas raciste car elle serait « commune » chez ces gens là, «exprimant généralement un violent dépit mêlé d’une incoercible colère ». Acquitté donc le sieur Omar Hatem, commerçant dans le XVIIIe arrondissement, qui a la chance d’être de la bonne ethnie. Confirmation supplémentaire que n’existent aux yeux de la justice de l’UMPS que trois sortes de racismes : Blancs contre Noirs et Arabes ; Noirs et Arabes contre Juifs ; Blancs contre Juifs. Le Blanc étant une « race inférieure » n’ayant le droit ni à sa dignité, ni au droit à la révolte. Quoi que ce dernier droit ne s’accorde pas : il se prend ! Avec Sarközy au pouvoir, ce genre de choses ira en s’accroissant. On assistera à une nouvelle hiérarchie raciale à la babylonienne, avec « les hommes » (les Juifs), « les mesquins » (les Maghrébins et les Noirs) et les « esclaves » (la majorité des Blancs). Plus une quatrième classe plus indienne, « les intouchables » (boucs émissaires du régime : vrais catholiques, historiens dissidents, opposants au régime).

Quand un concert allogène est interdit, comme celui du Jamaïcain Capleton, ce n’est pas parce qu’il prône la violence contre les Blancs mais contre les homos, autre catégorie bénéficiant d’avantages judiciaires. Mais peut-être qu’après tout la République nous considère comme la race supérieure, comme une mère qui ne laisserait rien passer à ses enfants plus doués et plus intelligents mais ferait preuve de mensuétude pour ses enfants plus limités (« Tu sais, ce n’est pas de la faute de ton frère, il n’est pas responsable, tu dois tout lui céder car il est trop con pour réussir seul et se défendre seul… »). Pour la République, le surhomme Nietzschéen existe : il est Blanc, chrétien, de droite, hétérosexuel ayant fondé une famille et de profession libérale et artisanale. Vu sous cet angle, dans la grande course de Formule 1 de la vie, on s’entend dire : « Non Monsieur Schumacher, vous êtes trop fort. Laissez la Ferrari aux mauvais pilotes et prenez la Minardi ». Comme dit « l’humoriste » Jean-Marie Bigeard qui jette quelques pièces d’intelligence dans un égout de grossièretés : « Si les Noirs gagnent au 100 mètres, ce n’est pas parce qu’ils sont les plus forts, c’est parce que les Blancs les laissent gagner pour ne pas être traités de racistes… ». Blague à part, qu’on ne vienne pas nous parler « d’égalité des hommes » : soit on nous discrimine parce qu’on est les meilleurs et dans ce cas, les racistes ont raison et les races sont inégales ; soit on nous discrimine par délit de sale gueule et dans ce cas, le régime ne tient pas compte de son propre principe d’égalité et d’antiracisme, montrant toute l’hypocrisie de ce dernier.

Nous avons abondamment parlé dans ces colonnes du martyr de notre petite Jeanne-Marie (cf. Libre Arverne n° 88, 90, 92, 95, 100, 105 et 109). Dans son numéro du 1er juillet, nos confrères de Rivarol révèlent une information capitale qui éclaire cette affaire d’un jour nouveau. Nous avions été les premiers à soutenir l’hypothèse que Pierre Bodein était en quelque sorte en « mission commandée » car le fait que les trois victimes aient un profil similaire ne peut pas être une coïncidence, même si l’Alsace est un bastion de droite : trois victimes sur trois ayant des parents proches ou membre du Front National ; trois victimes sur trois catholiques pratiquantes dont une au moins traditionaliste, la probabilité statistique est trop élevée pour être fortuite. Bodein était, nous nous en doutions, probablement « en mission ». A l’époque, j’avais demandé haut et fort le nom de celui qui l’avait fait libérer. Maintenant nous le savons. Et comme disait le camarade Pikov dans Twist again à Moscou : « Ça se confirme… ». Nous avions démontré que Jeanne-Marie (et probablement Hedwige et Julie) avait été victime d’un rituel de sorcellerie gitane, un sacrifice humain, assez proche de la kabbale talmudique et visant à lever la malédiction pesant sur le clan avec des sacrifices plaisant au Prince de ce monde. Or, qui est le juge qui a libéré Bodein ? Un certain Alain Hahn, patronyme, ô quelle surprise, on ne peut plus juif et qui est défendu, ô toujours surprenant, par le très gauchisant et sémite Syndicat de la Magistrature. Comme disait mon vieux maître Coston : « les coïncidences, ça n’existe pas ». Pourquoi le sieur Hahn s’est retrouvé au centre de l’actualité ? Parce qu’il a aussi fait libérer Patrick Gateau, condamné à perpétuité pour viol et meurtre. Détail, Hahn est juge à Colmar, dont dépend la prison d’Enseisheim, bien connue de nos lecteurs puisque elle est celle où fut incarcéré Michel Lajoye avant son transfert (en attendant une éventuelle libération conditionnelle en 2006 s’il peut justifier d’un emploi et d’un logement, affaire à surveiller…). Lui aussi a été condamné à perpétuité alors qu’il n’a ni tué, ni blessé. Mais c’est Gateau qui a été libéré. Une fois dehors, ce dernier va massacrer Nelly Crémel, femme d’un officier de police après avoir paradé à la télévision chez Laurent Ruquier comme l’avait fait avant lui Patrick Henry (dans une autre émission), meurtrier d’enfant condamné puis libéré avant de retourner en prison. Gateau et Bodein ne sont pas des cas isolés : sans remonter jusqu’aux serial killers racistes Thierry Paulin et Jean-Thierry Mathurin, coqueluches de la nomenclatura bien connus de la police (Paulin avait été relâché 4 fois pour divers agressions et n’avais jamais fait la peine de prison pour laquelle il avait été condamné en 1983…), un violeur libéré il y a quatre mois a immédiatement récidivé en s’en prenant le 20 juin a une collégienne de 13 ans qu’il avait tenté d’enlever à Roquebrune pour la violer.

A noter d’ailleurs les habituelles campagnes de falsification de l’extrême gauche et de sa presse. Dans son édition du 22 juin, Le Monde nous présente Sarközy comme un home qui « droitise son discours pour attirer l’électorat d’extrême droite ». Or, c’est exactement le contraire… Ce n’est pas à n’importe quel moment qu’il évoqua sa volonté de « nettoyer la Cité des 4000 », mais juste après la mort malencontreuse d’un jeune enfant maghrébin, Sidi Ahmed Hammache, suite à un règlement de compte tribal. Qu’un « de souche » meurt de la délinquance, cela ne concerne en rien Sarközy, mais qu’un jeune musulman périsse et immédiatement, le levantin intervient, parade. Ce message, combiné aux harangues du gouvernement sur « la lutte contre le racisme » est clair et montre ses préférences : la délinquance et le racisme ne sont odieux que lorsque les demi-frères en Abraham en sont les victimes. Les sous-hommes japhétistes peuvent crever en silence. Doivent crever en silence d’ailleurs, si on en juge la répression féroce contre tout ce qui ressemble à un mouvement identitaire autochtone (voir la récente dissolution d’Elsass Korps, qui n’avait aucun acte criminel à son passif, alors que les milices d’extrême gauche genre SCALP ou même les milices syndicales de la CGT et de la CNT, les milices d’invertis comme Act Up ! (à noter que Sarközy ne s’est pas déplacé lors de leur agression anti-catholique du 5 juin à Notre-Dame, n’évoquant le fait que devant les 1800 nouveaux membres de son parti le 18 juin, mais sans suivre sa propagande hypocrite d’effet…) ou les milices juives comme le Betar paradent et agressent en toute impunité). Le 9 juin, Sarközy faisant monter en ligne ses protégés mauresques lors de la Convention de l’UMP sur l’immigration, au grand déplaisir de la base. Le souhait des pachas ? Leur part dans le contrôle des médiats au fait qu’ils seraient une « minorité visible ». Un militant UMP rétorqua que lui aussi était membre d’une « minorité visible » puisque blond aux yeux bleus. « Oui, mais vous n’êtes pas l’objet de contrôles de police intempestifs ». La récente actualité montre que ceux qui posent des bombes à Londres, à Bali, en Egypte, en Israël, à Madrid, à Moscou font hélas partie d’une « minorité visible » qui n’est pas blonde aux yeux bleus et que ce ne sont pas ces derniers qui occupent 60 % des places de prisons pour officiellement moins de 10 % de la population. Les pachas voulurent également régulariser une partie des clandestins (leur 5e colonne), ce qui provoqua les huées de la base. Il faut dire que c’est Abderrahmane Dahmane, secrétaire national du parti majoritaire, qui l’avait proposé. Cela serait mieux passé si Sarközy en avait été le père. Aux discriminations raciales et religieuses s’ajoutent aussi les discriminations politiques, faisant de 18 % des Français des exclus intégraux sur la terre de leurs ancêtres, et ce en total violation de l’article 11 de leur prétendue « Déclaration des Droits de l’Homme ». Nous verrons en quoi dans le prochain numéro ainsi que les solutions à apporter. La priorité politique du moment, c’est la neutralisation impérative de « Sartrotsky »…

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Le sapin d'Amélie (Editorial du Libre Arverne n°115 - 30 décembre 2004)

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Suite à l’affaire du « sapin de Noël » (voir Le Libre Arverne n°113), nous avons trouvé sur Internet ce « conte de Noël », fort triste, mais on ne peut plus d’actualité. Comme nous l’avons fait pour Villiers de l’Isle-Adam, laissons cette semaine l’éditorial à cette histoire intitulée Le Sapin d’Aurélie. « Aurélie, place la dernière guirlande devant, mais fais y très attention » L’enfant sortit de son coffret en bois, avec la plus grande précaution, la rangée de pères Noël en porcelaine, et s’avança vers le sapin. La grand- mère ressentait tous les ans, à ce moment précis, la même émotion. Elle se souvenait de la première fois que son grand-père lui avait confié cette tâche, comme une grande marque de confiance, et de la fierté ressentie. Le grand- père était mort au front parmi des milliers d’autres du village et des villages autour. La guirlande ancienne n’en avait pris que plus d’importance. Enfin son propre père mourut peu après son retour de captivité dans la guerre suivante. Il eut toutefois le temps de passer un Noël en France et de voir en famille le sapin et sa guirlande réunir la famille. Bien peu de cadeaux, quelques chants de Noël, mais ce bonheur intense de voir cet éclat dans les yeux des enfants que provoque un arbre illuminé. La guirlande continuait, d’année en année à rappeler les Noëls d’antan, les souffrances passées, les disparus de la famille, et à illuminer les yeux et cœurs des enfants de cette famille française. D’autres familles en France et dans le monde ressentaient au même instant cette même impression de bonheur et de paix ; les époques passaient, avec leur lot de peines et d’évènements, leurs améliorations parfois aussi, mais Noël restait, même dans les années les plus dures. Son père avait un jour évoqué un Noël lorsqu’il était prisonnier en Allemagne, où malgré souffrances et privations, chacun s’était senti meilleur, plus proche des autres. Croyants ou pas, tous avaient vécu la magie de Noël, celle qui transforme le cœur de chacun en cœur d’enfant. Avait suivi une période de relative prospérité, et repas et cadeaux avaient pris de l’ampleur. On voyait maintenant des sapins décorés partout en ville. Son mari travaillait dans une entreprise importante, et le comité d’entreprise y organisait tous les ans un arbre de Noël, où les enfants des salariés, après un spectacle, recevaient jouets et friandises des mains d’un impressionnant père Noël. La première fois, Aurélie terrorisée, avait pleuré à la vue de ce gigantesque personnage de rouge vêtu et à la barbe blanche, si loin par la taille, des figurines en porcelaine qui composaient la guirlande de son grand père. Elle en avait ri elle-même par la suite. Les Noëls d’entreprise des années suivantes se succédèrent, jusqu’à la fermeture de l’usine.

L’école aussi dressait tous les ans un sapin, et les enfants s’évertuaient pendant des heures à préparer eux-mêmes des ornements, à découper des figurines, à peindre des étoiles. Une nouvelle maîtresse, venue de la ville, décida que les heures de travaux manuels ne devaient être consacrées à cette décoration. Chacun apporterait de chez lui boules, guirlandes, clinquants que l’on trouvait à bas prix dans toute grande surface. On consacrerait une heure ou deux à l’orner, mais pas davantage. Les enfants furent déçus, mais leurs parents comprirent que travail et apprentissage devaient primer sur la fête, et ne s’émurent point de cette restriction. La maîtresse semblait consciencieuse, il ne fallait pas diminuer son ardeur. Pourtant, les travaux manuels continuaient à prendre une part importante dans les horaires scolaires. Tous les artisanats du monde, et la confection notamment d’objets et de dessins ayant pour thème l’Afrique occupèrent une bonne partie du trimestre. Comme on l’expliqua au parents, toutes les cultures se valant, il fallait dès leur plus jeune âge enrichir leur horizon par la découverte d’autres cultures. Devant l’ambition de tels enjeux culturels, les familles furent plutôt favorables à cette nouvelle méthode ; en outre, l’inspection académique en vanta la qualité, et la presse locale se fit même élogieuse dans un article consacré à l’exposition réalisée par les enfants, d’objets et de dessins africains. Un conteur africain vint d’ailleurs clore l’évènement et subjugua l’assistance par le charme des légendes anciennes, les couleurs de son vêtement et la musique de sa voix.
Aurélie était émerveillée : plus personne, depuis la mort de son grand père ne lui racontait d’histoires, et tout dans le récit du personnage lui révélait les beautés du mode de vie africain, la richesse de cette culture, et l’infinie bonté des personnages. Et l’intérêt de cette nouvelle méthode était double puisqu’elle permettait aux enfants d’apprendre tout en réalisant. Chaque fabrication de dessin ou d’objet donnait lieu à une explication de coutumes, à un petit cours d’Histoire sur l’Afrique. Et les notes du deuxième trimestre portèrent davantage sur cet aspect culturel et historique. Ainsi, diverses questions sur les rites religieux, leur compréhension furent abordées, ce qui tombait fort à propos, puisque le ramadan allait commencer. La maîtresse expliqua la valeur et le mérite des enfants qui réalisaient ce dur sacrifice ; ils étaient plusieurs dans la classe à s’y soumettre. Elle rappela que le conteur y avait fait allusion dans un de ses récits. Chacun des enfants fut invité à donner son opinion, et à raconter une histoire sur le ramadan. Certes, les notes des enfants plus familiarisés avec cette culture, africains ou maghrébins, furent meilleures. Aurélie n’en fut pas choquée ; elle était habituellement en tête de classe, et n’avait, cette fois obtenu qu’une note moyenne. C’était normal, se disait-elle, eux savaient des choses qu’elle ignorait et il était donc bien naturel que les notes le traduisent. Et puis c’était d’autant plus méritoire qu’ils souffraient du jeûne qu’impose le ramadan dans la journée. Quelques élèves, non musulmans, firent le ramadan avec eux, par solidarité, et la maîtresse les en félicita. A la fin du ramadan, les enfants musulmans apportèrent des gâteaux et en distribuèrent à tous ; la maîtresse remercia et en organisa le partage.

Au troisième trimestre, Aurélie fit sa première communion ; bien que ses parents ne soient pas vraiment pratiquants, ils y avaient tenu et elle aussi. Le lendemain, elle vint à l’école, toute fière de la petite croix en or que sa marraine lui avait offerte, et le cartable plein de petits sachets de dragées. La maîtresse lui demanda d’attendre la récréation pour en donner, car il y avait beaucoup de choses à faire ce jour-là. Avant la sortie, la maîtresse prit Aurélie un peu à part « cette croix en pendentif est très jolie, mais tu sais que certains ici ont d’autres religions, et il ne faudrait pas les choquer par de tels signes ostentatoires ; je comprends très bien que tu sois contente de la montrer car on vient de te l’offrir, mais ce serait mieux de ne pas la montrer. Tu es une bonne élève et je sais que tu me comprendras : ce sera mieux, pour que tout le monde soit pareil ». Un peu honteuse d’avoir pu, sans le vouloir, choquer d’autres personnes, et surtout de n’avoir pas réfléchi au fait qu’elle avait pu nuire à l’égalité que recommandait la maîtresse, Aurélie était un peu contrariée. Aussitôt rentrée, elle demanda à sa mère ce que voulait dire « signe ostentatoire » ; intriguée par cette question, cette dernière finit par apprendre le contenu de l’entretien et la recommandation de la maîtresse. « Ce n’est pas grave, tu la porteras sous ton pull, et toi seule saura qu’elle est là, et c’est ce qui compte » dit la mère, soucieuse d’éviter tout conflit. Elle s’en entretint quand même avec son époux, dès qu’Aurélie fut couchée. « C’est quand même étrange, de lui interdire une petite croix » dit la mère. « On les a enlevées des murs de l’école, cela, je le comprenais, mais qu’on lui fasse des réflexions pour une petite croix, alors qu’elle leur a expliqué ce qu’était le ramadan, qu’il n’y a plus que des repas musulmans, sans porc, à la cantine, là je trouve qu’elle pousse un peu ». « Oui, mais elle a un peu raison » , dit le père, « l’école doit être laïque, et il ne faut pas que les enfants soient divisés par ces choses-là ; et puis demain d’autres pourraient bien en profiter pour venir prêcher, ou exagérer par des tenues trop visibles. Il paraît qu’au collège déjà, des filles viennent avec un tchador, un voile islamique disent-elles, et que ça a fait des tas d’histoires ; il y avait des imams barbus à la sortie et les télévisions qui les interviewaient ». « Mais là ce n’est pas pareil, une petite croix ! C’est quand même dans nos traditions, non ? Nos morts sont bien enterrés avec une croix, non ? » « Que veux-tu, le monde change, et il faut bien faire avec » « Quand même ! Eux viennent nous expliquer leurs traditions, et les font même enseigner à l’école, et nous devons cacher les nôtres ? » Aurélie cacha sa croix ; on n’en reparla plus.

A la rentrée des classes, Aurélie retrouva la même maîtresse, ses camarades et quelques nouveaux élèves arrivés récemment en France. La maîtresse les présenta et expliqua à tous qu’il allait falloir être très attentifs à eux, car ils ne parlaient pas encore bien le Français. L’un d’eux fut installé à côté d’Aurélie, bonne élève, qui pourrait ainsi mieux l’aider. Aurélie fit tout ce qu’elle put, au cours des semaines, pour lui recopier certaines leçons, lui expliquer certains mots. Enfin, vint la période de Noël qu’Aurélie aimait tant. Chez elle, un petit calendrier muni de fenêtres qu’elle ouvrait selon le chiffre du jour, chaque matin en se levant, traduisait son impatience. Vers le quinze décembre, on commença à décorer le sapin. Aurélie avait le privilège de placer la guirlande ancienne du grand père, son petit frère s’occupant de placer boules et clinquants sur les branches inférieures. Aurélie eut soudain une idée : « Si je prêtais la guirlande pour le sapin de l’école ? ». Sa mère sembla un peu contrariée : « cette guirlande est très fragile, et j’y tiens beaucoup, tu le sais ». « Oui mais je voudrais tant que les autres la voient ; il faut savoir partager, nous a dit la maîtresse. Tu te souviens après le ramadan de tous les enfants qui avaient apporté des gâteaux de chez eux ? Et puis le conteur qui était venu nous expliquer des traditions de là-bas, et tous les objets que nous avions fabriqués pour connaître les coutumes de tous ces pays. Oh maman, j’y ferai très attention ; tu sais bien que je suis soigneuse.». A contrecœur, la mère finit par céder. Après tout, le grand-père serait sans doute content de voir sa descendance si généreuse et ouverte. Le lundi avant Noël, Aurélie toute fière, présenta à la maîtresse le coffret de la précieuse guirlande. La maîtresse fit un curieux sourire et lui demanda de s’asseoir et d’écouter. « Les enfants, cette année, nous avons décidé de ne pas faire d’arbre de Noël ; vous savez tous que Noël est une fête religieuse et que certains enfants ne la fêtent pas. Afin qu’ils ne se sentent pas exclus, nous avons donc décidé de ne plus privilégier nos fêtes ». Aurélie se mit à pleurer sans le moindre bruit. Tout se mit à tourner dans sa tête, les Noëls de son arrière grand-père en captivité que lui avait raconté sa grand-mère, les années où son père licencié avait fini par trouver un sapin, on ne sait comment, le soir même du 24 décembre, les Noëls du comité d’entreprise, le bonheur d’être ensemble et de penser à tous vivants ou disparus. Et on lui parlait aujourd’hui de tout cela comme propre à exclure ? Son chagrin était immense ; qui avait-elle exclu ? Quelle tradition avait-elle refusée d’accepter dans celles qu’on lui avait faites apprendre et même appliquer l’année dernière, en fabriquant tous les objets africains que la maîtresse avait voulus ? Avait-elle refusé d’écouter le conteur, de partager les gâteaux de fin de ramadan, d’écrire la leçon que la maîtresse avait faite sur cette coutume ? Non, elle avait tout accepté, travaillé avec soin...et on lui refusait d’offrir ce qui était le plus précieux à ses yeux d’enfant : la guirlande de son grand-père, le sapin de Noël ........ On venait de tuer une âme d’enfant, méthodiquement, scientifiquement. Pas pour le plaisir, pour l’efficacité : toute trace de tradition, d’identité devait être effacée afin de céder la place à d’autres. Certains brûlent le drapeau, d’autres suppriment les sapins de Noël mais tous ont un point commun : la naissance d’un enfant à Bethléem, qui plaçait l’amour au-dessus de toute autre valeur, il y a deux mille ans, et la civilisation qui en fut engendrée les dérangeaient au plus au point. Et cette haine, par méthodes, leçons, violences ou interdits est le seul cadeau qu’ils donnent aux âmes d’enfants qui n’ont que l’amour à offrir. Pour détruire un pays, commencez par tuer les âmes d’enfants, c’est beaucoup plus facile. Un sapin peut parfois y suffire
».

Voilà comment le régime procède pour tuer nos enfants. Scolariser nos enfants dans leurs écoles n’est pas une faute. C’est un crime. Ils ne veulent rien de ce que l’on apporte et ce qu’ils ont ne nous intéresse pas. Cela fait des années que je cherche la solution. Tel Archimède criant Eureka, je cours sur l’agora en hurlant : « Tradiland ! ». J’ai beau creuser et recreuser la chose dans tous les sens, c’est notre seule porte de sortie. Il faut cesser de se comporter comme des autruches : la société ne veut plus de nous, nous ne voulons plus d’elle. Nous sommes devenus un peuple DIFFERENT ! Nous avons notre culture, notre mémoire, nos valeurs, notre histoire, notre église, nos joies, nos peines… Pendant des décennies, nous avons pris des vessies pour des lanternes. Nous croyons nous battre pour la France alors que nous nous battions pour ceux qui la détruisaient. La France n’existe plus. Ou plutôt, nous en sommes les derniers représentants, les derniers indigènes, les Sitting Bull parqués dans des réserves en attendant je ne sais quoi, se lamentant sur le bien-être passé mais ne faisant rien d’autre. Une nation, c’est une union de personnes voulant vivre ensemble selon un projet commun, sur un territoire donné avec une administration propre. Un peuple, une terre, un chef. Nous avons le peuple, le chef on peut l’avoir, il nous manque encore le territoire. Nous n’avons plus rien à voir avec ceux qui nous dirigent voire même avec ceux que nous côtoyons chaque jour. Qui n’a pas hâte, le dimanche après la messe, d’être déjà le dimanche suivant pour se retrouver comme en famille avec des gens comme nous ? Des gens qui nous sont chers ? Il suffit de voir les faire-parts dans les journaux des divers prieurés, les fêtes diverses et variées, de parler les uns avec les autres pour s’en rendre compte : on vit entre nous, on s’amuse entre nous, nous enfants se fréquentent, s’apprécient, se marient entre eux, les convertis viennent apporter un peu de sang neuf et leur expérience, on s’échange des livres, des cassettes doctrinales ou de musique, on s’invite les uns les autres, formidable brassage de classes sociales mais mêmes valeurs. Nous sommes des nobles et des roturiers, des riches et des pauvres, des intellectuels et des manuels, des traditionalistes de naissance et des convertis « naturalisés », nous sommes des Auvergnats, des Bretons, des Picards, des Franciliens, des Lorrains et même des Antillais… Nous sommes un peuple. Nous sommes les Tradilandais !!!

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