Thursday, February 01, 2007

Retour à Saint-Franc (Editorial du Libre Arverne n°159 - 03/11/2005)

(Légende de la photo : remise des prix de fin d'année par Suzanne de Pas ("Tante Suzanne") en 1988. La demoiselle à l'extrême droite (logique...) deviendra ma femme en 1997)

Nous avions évoqué dans les numéros 126 et 136 les persécutions du régime contre l’école libre Sainte Anne de la Providence à Saint-Franc et la façon dont la mobilisation et la générosité tradilandaise avaient paré l’attaque. Mais l’ogresse ne lâche pas facilement sa proie. En juin, c’est la Direction des Services Sanitaires qui a lancé la seconde phase de la campagne régimiste de tentative de destruction de l’école. Cette fois-ci, après les ubuesques «normes de sécurité », ce sont les kafkaïennes « normes d’hygiène ». Voici ce que la seconde commission a été inventer : suppression des meubles et des plafonds en bois, achat obligatoire d’un frigo de moins de deux ans pour y ranger les aliments ne « supportant pas le même climat », pas de vie commune entre la cuisinière et les élèves, pas de nourriture à la cave, pas de vaisselle à la main, pas d’évier à un bac, interdiction faite à la cuisinière de se laver les mains dans l’évier, pas de pièce commune pour « les légumes sales » et « les légumes propres »… L’objectif est clair : ruiner l’école à coups de mesures contraignantes. Même si par quelque miracle divin il se mettait à pleuvoir ducatons et pistoles, c’est l’esprit familial qui est mis à mal par ces lois totalitaires. Preuve supplémentaire que le meilleur moyen d’être débarrassé du carcan, c’est encore de l’enlever. Comme dans Les Petites Filles Modèles (Sophie de Réan s’est échappée de la férule sadique de Fedorova Fichini, sa cruelle marâtre, pour aller se réfugier sous l’autorité bienveillante de la comtesse de Fleurville), que l’on arrache nos « petites filles modèles » à leur marâtre à elles, la République, en leur permettant de se réfugier sous les bannières de chrétienté de l’état rexiste tradilandais. Notons, histoire de mettre une note d’humour dans cette triste affaire, que l’utilisation à rebours de ce genre de lois peut amener un régime favorable à nos idées à faire fermer sous prétexte de sécurité, d’hygiène ou de ce qui nous plaira d’imaginer, tout ce qui pourrait nuire à notre Weltanschauung. Au nom de l’application des normes d’hygiène et du droit aux animaux par exemple, il serait facile d’interdire la nourriture hallal et casher. La propagande laïque serait aisément assimilable à de l’incitation à la haine contre une religion, la totalité des profanateurs de tombes étant des gamins scolarisés dans l’Education Nationale, un parallèle pourrait être fait, responsabilisant les propos qu’ils entendent céans, entre le mépris par la parole et celui par les actes.

Le 16 juillet 2005, peu de temps après la double vague de persécution administrative, Mademoiselle Suzanne de Pas, « Tante Suzanne » pour les élèves de l’école, était rappelée à Dieu, maintenant jusqu’au bout sa vocation : l’éducation des enfants. Jusqu’aux derniers jours, elle a tenu fermement la barre de deux écoles comme ces vieux généraux qui, largement octogénaires, mènent encore les troupes au combat pour leur ultime victoire. N’étant pas un ancien des écoles de Mademoiselle Luce Quenette, mon seul souvenir de « Tante Suzanne » remonte à la « fête des Prix » à Saint-Franc en 1998. J’avais rédigé alors pour Coursière un « reportage » qui était le regard d’un converti sur la plus tradilandaise des écoles de Tradiland puisque la première. Paru dans le n° de janvier 1999, voici ce texte, dont le rappel sera ma contribution au souvenir de « Tante Suzanne », digne successeur de son ancienne professeur de philosophie, Mademoiselle Quenette :

« Voici donc les impressions d’un converti, élevé dans les écoles de la Gueuse, sur ce qu’il estime être la meilleure école de jeunes filles de France… Quand on arrive, on est surpris, ou plutôt charmé, par la vue d’une jeunesse saine et en uniforme. Dans les écoles de la République, les petites dindes endoctrinées se moquent des jeunes filles des pensions qui portent toutes la tenue qui sied le mieux aux collégiennes, le triptyque chemisier, jupe plissée, socquettes blanches. Elles trouvent « que ça manque de personnalité », « que c’est pas beau » et « que c’est ridicule ». Ce faisant, elles portent toutes les mêmes pantalons en toile de Gênes (troués), les mêmes vêtements criards, leur style vestimentaire oscillant entre la clocharde de luxe et l’épouvantail à moineaux. Leur accoutrement, dont le but premier est d’attirer les garçons, parvient surtout à effrayer les oiseaux. Avant de venir, je craignais de me sentir aussi à l’aise qu’un aveugle à un colloque de muets, mais rapidement, les professeurs m’ont accueilli comme si j’étais un ancien. Mademoiselle de Pas me parla comme si j’étais sorti de la Péraudière. En bon « immigré » dans la Tradition, je m’intégrais immédiatement en l’appelant « Tante Suzanne », comme des générations de petits chanceux ayant grandi sous son aile protectrice. Mesdemoiselles Marie-Thérèse, Anne-Marie et Marie-Odile m’ont accueilli comme quelqu’un de la famille, puisque j’avais épousé une ancienne qu’elles avaient élevée. Rapidement, je me suis senti en milieu ami, alors que je n’avais jamais pu m’intégrer à l’école laïque. Après une fort belle messe et un sermon de Monsieur l’abbé Laffitte sur les vocations des écoles de mademoiselle Luce Quenette (que l’on apprécie d’autant plus lorsqu’on a eu le malheur de venir « d’en face »), vint le charmant spectacle des élèves. Des souvenirs impérissables, qui, dans les moindres détails, montrent l’excellence de l’éducation reçue : ce souci de la perfection animant les élèves, montré par les larmes d’Anne qui avait fait une fausse note lors de son audition de piano. L’espiègle petite Sandrine, dont les jambes couvertes de pansements montrent que Saint-Franc forge des jeunes filles bien élevées sans pour autant être des poupées de porcelaine. La pièce de théâtre, « Les Caprices de Gisèle », fut fort bien jouée, pleine d’humour et de fraîcheur. Françoise a joué un Pierre plein d’autorité : on sent la future enseignante (NdA : ce qu’elle est devenue 6 ans après…). Marie a été un Pascal ironique, Séverine un Victor convaincant dans sa mollesse. Anne-Cécile a été une Léontine pétrie de convenances, et Elisabeth une Julie impertinente à souhait. Mention spéciale à Hélène, qui dans le rôle de Gisèle pouvait faire tout ce qui lui était interdit par le règlement… La chansonnette « Les bons et les mauvais écoliers » a enthousiasmé l’assistance, les deux benjamines de l’école, Sandrine et Bénédicte, étaient irrésistible avec leur bonnet d’âne. La remise des prix montrera pourtant qu’elles étaient loin de le mériter ! L’audition de piano a prouvé le talent des jeunes élèves . Quand toute l’école a chanté « l’Angélus de la Mer », ce fut féerique. Une chose que l’on ne verra jamais dans les écoles de la Gueuse, où les fêtes sont mornes, parfois même douteuses… Les charmantes demoiselles de Saint-Franc ont-elles conscience de l’immensité de leur chance d’être ainsi élevées chrétiennement ? Savent-elles ce que sont les autres écoles ?Nos adversaires, nos ennemis puisqu’ils revendiquent ce mot, auraient haï cette fête, cette fraîcheur, cette piété. Parfois, quand on vous enseigne que l’école de la République est l’école du vice, l’école du mal, l’école de Satan, vous trouvez peut-être cela exagéré. Il n’en est rien, je parle d’expérience : j’en viens ! L’école de l’Etat, c’est une école de haine et de déchéance. On y apprend à haïr l’Eglise, à haïr la France. On y apprend, dès l’école primaire, la débauche et l’impureté dans les cours de récréation. Dans le lycée de mon cousin, le professeur de philosophie se droguait et incitait les élèves à faire de même. L’école officielle est en faillite. Les enseignants s’en moquent. La réussite scolaire, ils n’en ont rien à chaloir : peu importe que les élèves soient analphabètes, ce qui compte, c’est qu’ils soient les zélotes dociles du régime, dressés comme des pitbulls dans la haine du déviant, du non-conforme… Saint-Franc est un cocon, un paradis. Mesdemoiselles, n’oubliez jamais vos écoles et faites tout ce qui est en votre pouvoir pour qu’elles survivent : il en va de l’âme de vos enfants !!! »

Comme résonnant en écho avec la tentative de fermeture de cette école exceptionnelle, le débat sur la « carte scolaire », cette ignominie, refait surface. Le prétexte en est le livre de Georges Felouzis, L’Apartheid scolaire dans lequel il accuse les parents de race blanche de refuser que les enfants soient minoritaires dans les écoles et préfèrent les scolariser dans des établissements plus mono-ethniques, blâmant un communautarisme qui de toute façon sera inéluctable, pour notre plus grand bonheur. Il suffit d’ailleurs de lire l’évolution de la rubrique faits-divers des journaux, de l’école publique ou para-publique et ses 1500 viols par an pour comprendre ces parents. D’autant plus que la quasi-totalité des viols collectifs dans les établissements scolaires sont à caractères racistes et d’un racisme toujours orienté dans le même sens, l’exact négatif de celui qui est dénoncé par les enseignants. Qui ne font que conforter les authentiques racistes et légitimer leurs actes comme une sorte de « vengeance » contre le prétendu racisme et les soi-disant discriminations dont ils seraient victimes. Notons que dans Le Parisien libéré, le dessinateur Olivier Ranson – plus que très proche de l’extrême droite juive – conforte le racisme anti-blanc en vigueur par son dessin aussi venimeux que ceux dont il gratifie les lecteurs du quotidien de gauche mais appelant tout de même moins au meurtre que ceux qu’il réalise dans la presse confessionnelle juive. Le plus intéressant de l’article est le profil des parents qui réussissent à contourner la carte scolaire. En tête… les enseignants (tiens, tiens…), les journalistes, les cadres et les personnalités… Bref, toutes ces crapules qui à longueur de journée nous imposent un cosmopolitisme et un métissage censé être « une chance, un enrichissement » mais dont ils se gardent bien de faire « profiter » leurs enfants… C’est bon pour les gueux ça. Pour ne pas dire les goïm… Il serait temps de mettre ces tartuffes en diapason avec les belles paroles dont ils nous abreuvent jusqu’à plus soif… Prêcheur, applique tes sermons ! Nous avons notre petite solution… Ils veulent de la « mixité ethnique » dans les collèges ? Soit. Nous sommes donc favorables à ce qu’une loi fasse obligation à tous les enseignants de l’école publique, à tous les journalistes dont l’employeur perçoit une aide à la presse ou des ressources publicitaires, à tous les élus des partis jugés « républicains » (ce qui exclu donc le FN, le MNR et certaines formations dites « régionalistes » ou « identitaires ») de scolariser enfants et petits-enfants dans des établissements à majorité extra-européenne, afin de « donner l’exemple ». Je vais vous en donner, moi, de la France plurielle…

« Le Mammouth » est le surnom pas tellement affectueux qui a été donné à l’Education Nationale par un des anciens ministres qui en fut chargée. Il me semble que l’auteur du quolibet était Claude Allègre, aussi franc-maçon et régimiste que ses prédécesseurs mais au caractère nettement moins amène. Les dernières actualités du poulpe totalitaire confondant formation et formatage ne peuvent qu’encourager à placer ses enfants le plus loin possible des tentacules de l’infernal octopode. Mon confrère Manfred Stricker, dont nous ne partageons pas les (non) convictions religieuses mais dont nous admirons la clairvoyance (Nietzsche au moins n’était pas « démocrate »…), a eu cette réflexion fort pertinente : « Ayant posé à plusieurs reprises à plusieurs professeurs en différentes matières pourquoi on appliquait les directives de l’EN et achetait les livres recommandés par l’ EN - j’avais été surpris par des poèmes de Queneau d’une incroyable stupidité – la réponse fut toujours la même : nous devons préparer les élèves à réussir au baccalauréat. Pas faire un être humain sachant lire, compter, écrire et, surtout, penser. Et tous les enseignants contribuent à ce que Nietzsche appelait « die Verstimmviehung des Menschen », la bovinisation de l’individu à qui on apprend à approuver entre deux positions (comme en politique entre l’UMP ou le PS, tous les autres partis étant éliminés par des manipulations du système électoral) ». Quand cet axiome a été intégré à son système d’analyse conceptuelle, tout s’éclaire. Fiat Lux. Le pachyderme préhistorique est pécheur par action et non par omission. Exemples concrets : dans Sud-Ouest du 17 octobre, une enseignante déclare : « Un élève de sixième a une capacité de savoir écrire inférieure à celle de savoir lire. Or, l’école primaire ne peut pas tout résoudre. C’est donc au collège de répondre à ce défi de l’écriture ». Comme le disait un agrégé de Lettres, voici la situation de la Gironde en 2005 : de grands adolescents sont justes capables de lire des albums pour enfants que des élèves d’école primaire se font lire, comme les écoliers de maternelle jadis. Gironde 2005, et non Cantal 1880, époque où au moins les enfants illettrés avaient l’excuse d’être plus souvent aux champs qu’à l’école… Comme le disait un enseignant cité par Rivarol : « naguère, les analphabètes étaient ceux qui n’allaient pas à l’école, et aujourd’hui, ce sont ceux qui y vont ». Les remugles de la putréfaction de l’école laïque sont si puissants qu’ils arrivent même à déranger les narines des quelques syndicalistes dont les neurones ne font pas grève : dans le journal de Force Ouvrière (« gardez vos forces les ouvriers… »), un encarté de base du syndicat trotskiste à financement de la CIA et à direction mondialiste déclare son dégoût des méthodes de l’IUFM et de son promoteur, Philippe Meirieu : « Le maître était appelé à remettre en cause ses certitudes(… ) il était de bon ton qu’en rendant compte de ses stages, il affirme piteusement qu’il avait beaucoup appris de ses élèves ». Les Hussards de la République sont devenus des valets d’étable gardant les ânes. « Déréliction », annone fièrement François Bayrou, tout fier du mot nouveau qu’il vient d’apprendre et dont le passage rue de Grenelle, sa fuite devant les remontrances de Monique Vuaillat, la très bolchevique cheftaine du SNES (ne généralisons pas, il y a eu des gens très bien au SNES, le professeur Faurisson par exemple) lui valent le surnom de « Pau d’échappement ». Ne rêvons pas, l’horizon culturel du pâle palois n’est pas Pierre Boutang (je suis sûr qu’il le prend pour un joueur de l’Aviron Bayonnais) qui raffolait de ce mot, mais plutôt Vice et versa du groupe Tranxène 200 (alias Les Inconnus, ridiculisant dans ce sketch les chanteurs « néo-romantiques » aux tenus baroques et aux textes volontairement pompeux et abscons : «Il faut que tu arriveras à laminer tes rancœurs dialectiques, même si je suis con…vaincu que c’est très difficile. Mais comme moi dis-toi qu’il est tellement plus mieux d’éradiquer les tentacules de la déréliction… et tout deviendra clair… »).

L’arme de la République et de la démocratie a toujours été la peur, l’obscurantisme et la confiscation du pouvoir par une oligarchie pseudo-intellectuelle qui a compris que le meilleur moyen d’y rester est de casser l’ascenseur social. Ceci n’est guère différent, quoique bien plus subtil, avec les méthodes de maintien au pouvoir de la caste socialiste dans 1984 d’Orwell, quand la Police de la Pensée parcourt les rues d’Océania à la recherche des prolétaires les plus intelligents, ayant échappé à l’éducation de l’ignorance, afin de les liquider pour qu’ils ne menacent pas la caste aux volontés d’hégémonie éternelle comme une sorte d’auto-déification. Flambeau littéraire de la droite nationale, l’hebdomadaire Rivarol est lu par des enseignants. Chez ces derniers, la droite nationale pèse 7 % des suffrages (contre 6 % chez les policiers mais 35 % chez les artisans/commerçants) en ce qui concerne les profs d’écoles primaires et secondaires et 1 % pour les universitaires (pour cause de discrimination politique). Nos bons profs envoient souvent des doléances parfois vengeresses, souvent signées et toujours pertinentes sur les maux accablant une Alma Mater devenue Mater dolorosa… L’état des lieux ressemble plus à une autopsie qu’à un inventaire, fusse-t-il de Prévert (raccoon inclued. Pour les non-initiés à l’américain commercial des emballages : « le raton-laveur est compris dans le lot »), et donne plusieurs explications complémentaires sur la mort volontaire de l’éducation-sic nationale-sic et lol (pour les non-initiés en cyber-américain, lol est les initiales de laugh on loud (rire bruyant), réponse écrite pour signifier à son vis-à-vis que l’on éclate de rire à ses propos). Premier point : la seule chose que l’extrême gauche est capable de réussir étant les tueries, leur sur-représentation dans les instances dirigeantes de l’Education Nationale accordée par ce philo-communiste qu’était De Gaulle (qui a rendu 100 fois plus de services à l’URSS que Thorez…), a tué l’Education Nationale. «Quel intérêt possède un pays comme la France à ce que son système éducatif forme des imbéciles heureux ? » se demande ingénument ce professeur de français (nous avons donné la réponse plus haut…). Et de témoigner de son expérience personnelle : « On demande fort peu à nos élèves : savoir se débrouiller avec une notice, la lire, la comprendre grossièrement, et puis ça ira ». Les supports documentaires « font partie de ce que l’on appelle la littérature de jeunesse, juteux filon éditorial et inépuisable réservoir de textes (toujours plus simples et orientés idéologiquement : lutte contre le racisme, contre l’homophobie et le fascisme, ouverture à l’autre, surtout s’il est coloré, etc.) à peu près compréhensibles pour un élève de 6e ». Le bilan est le suivant : « quand il s’agit de produire un texte de plus de cinq lignes, 80 % de mes élèves n’ont rien écrit ». Et cet enseignant de collège de donner sa solution : « l’enseignement à partir de vrais textes littéraires, et non des écrits pour la jeunesse pondus par des idéologues du PCF dans le meilleur des cas, des cours hebdomadaires de grammaire, l’apprentissage des conjugaisons, des dictées, l’amour des beaux et véritables textes qui porteront nos élèves vers le meilleur d’eux-mêmes… ». Le Front National ne propose pas autre chose…

Manfred Stricker donne la sienne, qui la complète : « La France est toujours riche de ressources humaines, peut-être autant qu’autrefois (Peut-être, mais pendant combien de temps ?). Mais autrefois, la petite minorité, les aristoï, étaient aux postes clefs (au fur et à mesure que l’aristocratie héréditaire fatiguait, des aristoï se formaient dans le peuple) ; il y a des millions de Français agriculteurs, ouvriers, artisans, enseignants qui sont des aristoï, des gens qui savent remplir un contrat, comme le précisait Nietzsche, notamment avec la collectivité. Mais les kakoï, les tordus, les menteurs, les incultes, les irresponsables ont le pouvoir partout (à mon avis via le suffrage universel). Et surtout dans les lieux de pouvoir, avec un grand pouvoir pour chaque membre, comme l’enseignement et la justice (la justice donne plus de pouvoir à ses membres que la politique ; le nombre des décorés le montre ; un élu politique de base n’a pratiquement aucun pouvoir, alors qu’un juge en a énormément ». Par contre, nos enseignants pensent que dans l’analphabétisme ambiant, l’univers de l’image et du son déconnectant l’enfant d’un écrit dévalué et pour tout dire incompréhensible et bien entendu l’immigration galopante de gens de culture extra-européenne conjugué à l’ethno-masochisme ont fait bien plus pour la diffusion de l’analphabétisme que la « méthode globale » (nous en reparlerons prochainement). Concluons par cette note d’humour noir : « Sauvez un arbre : tuez un castor ; sauvez un enfant : tuez un laïcard… »

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