Sunday, August 13, 2006

Un petit ange de plus (Une des Lettres Fersanes n°57 - décembre 2005)


Dieu a décidé d’éprouver son troupeau ces temps-ci. 17 mois après l’assassinat de petite Jeanne-Marie, c’est un autre enfant de Tradiland qui disparaît dans un tragique accident agricole. Mayeul Assier de Pompignan, 6 ans, est mort étouffé après être tombé dans une serre de stockage de grains dans la ferme de son grand-père. Deux ouvriers agricoles tradilandais, Bertrand Champenois (48 ans) et son fils Henri (16 ans), moururent également en voulant sauver le bambin. Le drame en lui-même nous incite au recueillement et confirme l’enseignement du Christ : il vient vous chercher comme un voleur, on meurt à tout âge, ce qui implique que l’on doit être prêts en permanence. Ce qui doit nous inciter à la méditation, c’est le fait que nos deux petits anges ont « senti » leur mort prochaine et qu’ils y étaient prêts. Une coïncidence étonnante : quelques semaines avant leur mort, Mayeul et Jeanne-Marie avaient été retirés des écoles du monde, le premier pour être scolarisé dans les écoles de la Fraternité Saint-Pie X, la seconde pour être scolarisée à domicile. Jeanne-Marie, nous l’avions dit dans Le Libre Arverne, tenait un petit cahier dans lequel elle parlait de sa foi. Et quelques jours avant son martyr, elle ressentait que son heure allait bientôt arriver. Même cas de figure pour Mayeul, enfant terrible à l’école qui, d’un coup, s’est assagi et qui, quelques temps avant sa mort, disait à ses petits camarades qu’il irait bientôt « voir Jésus ». Nos enfants, nos petits anges, montrent la voie. Un peuple capable de générer une telle jeunesse a le devoir de leur offrir une patrie. Malgré le deuil, la douleur de deux familles qui est devenu celui de toute une nation, c’est l’attitude des Français dans cette affaire. Pas des corps constitués, mais des simples habitants de ce qui a été jadis notre pays. Dans le journal socialiste et maçon La Montagne, une habitante du village de Saint-Gérand-de-Vaux (Allier) où s’est déroulé le drame, témoigne : « Des gens très gentils, très catholiques, toujours prêts à rendre service ». Une autre confirme : « Ma fille Pauline a été scolarisée pendant deux ans avec Mayeul à l’école de Saint-Gérand. Je suis très choquée, c’est un drame terrible. Je pense aussi à ses parents, une famille très pieuse ». Notre-Dame-du-Pointet, « chef-lieu » de Tradiland dans le Bourbonnais était plus que trop petite pour contenir la foule venue assister à la messe d’enterrement de Mayeul. 2000 personnes, autant que pour Jeanne-Marie (alors que la population tradilandaise dans l’Allier est d’environ 1000 habitants), la quasi-totalité de la gendarmerie départementale mobilisée pour assurer le passage du convoi funéraire (à la fureur de quelques pandores au tablier en peau de goret qui firent des commentaires non seulement déplacés mais odieux). En fait, si on compare la mort de petit Mayeul et de petite Jeanne-Marie, on s’aperçoit qu’il reste encore beaucoup de braves gens dans le peuple Français, même si nos valeurs sont devenues totalement différentes au point que nous formons désormais un autre peuple. A tous ces gens qui sont venus aux enterrements rendre un dernier hommage à nos petits anges, nous disons merci. Il faut reconnaître que l’immense majorité des persécutions commise contre notre communauté le sont par l’Etat et par ses collaborateurs. En ces temps où nous avions acquis la certitude que la République est prête à faire couler à nouveau le sang chrétien, nous sommes rassurés de voir qu’il y aura le moment venu, Deo Gratias, des Justes qui nous protégerons et nous assisterons sans rien demander en retour. Qu’ils soient bénis dès maintenant. Que nos petits anges du Ciel veillent sur nos petits anges de la Terre.

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La pureté, rebellion anti-système (Une des Lettres Fersanes - août 2005)


Dans notre société décadente, la vraie rebelle n’est pas celle que l’on croit. Ce n’est pas la petite « caillera » de banlieue, pas plus la dindonnette bobo, encore moins la militante altermondialiste mais mondialiste quand même. La vraie rebelle, c’est la petite tradinette. Nous en avons la confirmation quand on voit comment la propagande régimiste réagit à cette recrudescence de la vertu de pureté chez les adolescents, notamment aux Etats-Unis, cette nation-continent capable du pire comme du meilleur. Il n’est pas étonnant de voir l’hebdomadaire Le Point (16 juin) à la pointe de l’offensive : dirigé par le trilatéraliste Imbert, il compte dans ses rangs le triste BHL auteur de cette phrase qui résume toute leur pensée : « la pureté mène à Auschwitz ». Cette haine est en droite ligne de l’enseignement talmudique prônant la destruction de la pureté chez les goïm, afin de mieux les diriger. Soljenitsyne l’avait d’ailleurs très bien compris : « On contrôle plus facilement un peuple avec la pornographie qu’avec les miradors ». Dans ce numéro Emmanuel Saint-Martin critique vertement ces tous jeunes adolescents de 12-13 ans qui décident de porter un « anneau de pureté en argent ». Il prend pour argent comptant les « travaux » d’une Université américaine connue pour ses prises de position gauchistes, disant que seuls 12 % des jeunes respectent leur engagement et que cela ne fait que retarder de 18 mois leurs premiers rapports et qu’en plus, ils deviennent traumatisés et ont des rapports non protégés. Si ces chiffres sont vrais, et rien ne prouve qu’ils le soient, ceci indique simplement que les protestants réussissent bien moins que les catholiques. Ce qui est logique, n’ayant pas la grâce sanctifiante des sacrements. Déjà, dans son numéro du 4 juin 1996, Le Figaro s’attaquait à ce retournement de tendance sous la plume d’Alexandrine Bouilhet, en utilisant les « travaux » du très contesté CNRS (beaucoup de chercheurs mais fort peu de trouveurs…) On voit réapparaître cette volonté de pureté adolescente chez les églises protestantes conservatrices américaines. Ils sont bien braves les Parpaillots, mais il s’agit tout simplement de ce qu’enseigne l’Eglise catholique depuis 2000 ans, sans avoir besoin de ce rituel si typique de la mentalité assez particulière sévissant Outre-Atlantique. Mon égérie, qui a 32 ans et cinq enfants n’a pas l’ombre d’un quart de commencement de vieillissement, s’étonnait de voir de jeunes filles du monde de 18-20 ans moins fraîches que les poissons d’Ordalfabétix. C’est d’une logique implacable : la perte précoce de la virginité, conjuguée à une hygiène de vie désastreuse, amène à ce fanage avant l’âge. Elles pourront se barbouiller le groin de toute la graisse de bœuf en cosmétique, même tartinée au typex une feuille ne redevient plus vierge. Quand je vois la dégaine des lycéennes d’aujourd’hui, je loue chaque jour le Ciel de ne plus être adolescent. Moi j’étais fait pour la chasse aux biches, pas pour la pêche au thon. En beauté pure, la plus quelconque des tradinettes sera toujours plus jolie que la plus « belle » des filles du monde. Dans le monde actuel, un adolescent qui conserve sa pureté jusqu’au mariage mérite « total respect ». Mais comme on le dit dans le Notre Père : « Ne nos inducam in tentationem ». Comme un diabétique n’apprécierait pas vraiment se retrouver au milieu du chariot des desserts, nos enfants doivent être soustraits le plus possible des foyers de corruption d’un régime qui n’a de cesse que de détruire ce qu’ils ont de plus précieux. D’où la nécessité d’utiliser exclusivement les écoles tradilandaises, les organisations de jeunesse tradilandaises, en attendant de pouvoir vivre en pays tradilandais…

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Chroniques vendéennes (Editorial du Libre Arverne n°101 - 23 septembre 2004)


Délocalisation temporaire des locaux et me voici en quelque sorte « correspondant de guerre » en Vendée, prenant des vacances bien méritées après six ans sans congés. La Vendée, avais-je prévu, deviendra la façade maritime de Tradiland. On ne peut pas trouver mieux. Terre chrétienne et mariale s’il en est, c’est vraiment le centre de notre mémoire. Notre escapade vendéenne a commencé le dimanche matin par la Chapelle Saint-Michel de La Roche-sur-Yon, cette ville bleue en terre blanche. Située dans l’arrière-cour d’une boulangerie, dans un hangar aménagé du mieux que l’on a pu, la petite chapelle a un cachet «église des catacombes » qui ne peut que nous faire rappeler le Grand Holocauste, le vrai, le seul, l’unique : le génocide de 1794. Bien entendu, pays traditionaliste oblige, la chapelle est bien trop petite et une dizaine de bancs est installée dans la cour de la boulangerie et ce alors que le département compte cinq centres de messe Saint-Pie V. Le QG fersanien a été installé à Longeville-sur-mer, près de La Tranche-sur-mer, célèbre selon Chevallier et Laspallès pour ses temples hindous et ses pyramides incas, quoi qu’il paraît que lorsqu’on en a vu un, on les a tous vus… L’arrière-saison est belle, ce qui permets aux enfants de barboter comme des canards, sur des plages désertes dépourvues d’abrutis à bouée Snoopy et de mannequins de chez Olida aux maillots virtuels de fin de ration de tissu moldave et exhibant ce qu’on appelle par antinomie des « charmes », montrant que l’Ossétie n’a pas le monopole des horreurs.

On ne peut pas concevoir une visite en Vendée sans passer par Les Lucs-sur-Boulogne, notre « Oradour » ô combien moins commémoré, ce qui prouve que le régime considère les catholiques comme des « sous-hommes ». Dieu sait que j’ai pu être féroce avec cette galinette cendrée, ce « Veau-le-vicomte » de Villiers, mais je dois reconnaître que notre mémoire est relativement sauvegardée avec lui, ce que le puissant lobby négationniste ne lui pardonne pas. Les Lucs-sur-Boulogne, 564 femmes, enfants, vieillards massacrés en haine de la foi par la racaille républicaine. 454 noms gravés à jamais dans le marbre, allant du bébé de 15 jours (Etienne Bériau) à la vieillarde de 80 ans. Chaque enfant de France doit aller visiter ce lieu de mémoire pour y apprendre, pour y comprendre, à quoi mène la haine de la religion, l’intégrisme républicain, le fanatisme de la liberté. De retour à La Roche-sur-Yon, nous avons croisé dans les faubourgs occidentaux de la ville un curieux bâtiment à l’architecture typique fin Pompidou – début Giscard d’Estaing, dont la croix apparente laissait présager qu’il s’agissait d’un lieu de culte. A Longeville-sur-Mer, il y a une superbe église du XIe siècle (avec des parties VIe siècle semble-t-il…) mise à mal par une lignée de curés modernistes qui l’ont saccagée avec leur panneau mural genre « le comité d’entreprise, syndicat CGT-cultes, vous parle » et surtout, non pas la table à repasser mais carrément la table de cuisine en plein milieu du bâtiment, avec la présence du Saint Sacrement relégué tout au fond de l’église, que si j’étais Dieu, je n’aurais qu’une envie : aller ailleurs. Cerise sur le gâteau : les splendides confessionnaux en pierre transformés en débarras. Il est vrai que l’on ne pêche plus paraît-il. En enfer, selon les gourous de la secte modernistes, ne doivent aller que les électeurs du FN et les vrais chrétiens. Passons un marché avec la secte : à la messe traditionnelle les bâtiments anciens, à la nouvelle messe les nouvelles églises. Pour les évêques que l’on a, la cathédrale-temple maçonnique-centre gnostique-synode droit de l’hommard-supermarché d’Evry suffit largement. Et pour leurs prêtres adeptes de l’Evangile selon « saint Marx », un bâtiment en béton sans âme, sans foi, sans tradition et sans Dieu, indifférencié de la cellule locale du Parti, irait mieux aux pasteurs de brebis virtuelles.
Puis, les vacances finies, cap sur le sud de la Gironde avec messe à l’école de Saint-Macaire. Comme en Vendée, une église trop petite, des poussettes partout dans les allées, des petites créatures trottinant, des mamans au ventre arrondi, des papas endurcis par le redoutable parcours du combattant (poussage de poussette, récupération au vol du bambin qui s’aventure dans l’allée, essuyage des miettes de gâteau sur le costume, rampement sous les bancs pour évacuation de biberon en zone hostile), le même corps de ferme transformé en école avec le classique hangar devenu chapelle… Saint-Macaire est un collège de filles, semblable à tant d’autres. En ce dimanche, il y avait d’ailleurs à la messe trois d’entre elles, dans l’uniforme caractéristique des élèves des dominicaines. Sur le chemin de la sortie, on peut d’ailleurs voir la bibliothèque contenant les livres de classe des demoiselles, les cahiers impeccablement tenus… Le collège ressemble, dans la configuration et la décoration des salles, à ceux des écoles privées des années cinquante. A vrai dire, nos petites tradinettes n’ont rien, mais alors rien du tout, à dire aux filles de leur génération. Dans ces écoles, elles y reçoivent non seulement une instruction mais aussi une éducation, ce qui fait toute la différence. Dans ces enclaves protégées, pas de racket, pas de viol, pas de racisme anti-français, pas de discrimination religieuse, pas d’endoctrinement marxiste, par de lavage de cerveau par les féminazies, pas de pilule, pas de musique tribale, pas d’avilissement vestimentaire ou culturel, pas de tabac, pas d’alcool, pas de drogue… Plus intelligentes, plus instruites, plus jolies, plus fraîches, elles sont une élite forgée dans l’or le plus pur qui s’alliera avec l’airain de nos écoles de garçons. Cette société ne les mérite pas, car, comme disait le Christ, on ne donne pas des perles aux pourceaux. Marie, Jeanne-Marie, ont été tuées par la société, victimes du dérèglement moral de celle-ci. Avoir des enclaves, c’est rassurant, réconfortant peut-être, mais nous refusons de finir comme le Bophutatswana. Notre combat présent et à venir est d’assurer à notre peuple une vie paisible dans un pays qui sera vraiment le sien, un pays où notre culture, notre mémoire, notre dignité, nos valeurs seront respectés. Mein Tradiland, mein Heimatland.

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Commentaires sur La Passion (Editorial du Libre Arverne n°77 - 08/04/2004)


Le dimanche des Rameaux, je suis allé voir le film « La Passion » réalisé par l’acteur australien Melwin Gibson. Je n’avais plus mis les pieds dans un cinéma depuis six ans lors de la sortie de Titanic. Je n’ai qu’une chose à dire : il faut voir ce film, c’est un devoir de chrétien. C’est une oeuvre d’une immense richesse et d’une spiritualité émouvante. Réalisée selon les critères modernes et s’adressant aussi à un public sans culture religieuse, La Passion nous prend à la gorge sans nous lâcher. Quand on sait que le Christ est mort à cause de nos péchés et que, par amour pour nous, Il a subi un calvaire dont seul le Fils de Dieu pouvait sortir vivant jusqu’à la Croix, on se sent coupable. Coupables, nous le sommes tous. Vous, moi, eux, les Juifs, les Romains, les Gaulois, jusqu’au plus humble des Kikuyus… Tous. En 10 ans de journalisme, j’ai lu des témoignages à faire dresser les cheveux sur la tête de Yul Bryner et à vous faire méditer sur les vertus thérapeutiques du lance-flamme. Mais jamais, je ne dis bien : jamais, je n’ai été aussi retourné que lors de la scène de la flagellation et celle de la crucifixion. J’avais froid de la tête aux pieds, gelé jusqu’à la moelle des os moi qui suis célèbre pour sortir en chemise en plein hiver. A chaque coup de fouet, 117 au total, on sursaute, on repense à tous ses péchés et on se dit : « Bravo, tu es fier de toi pauvre abruti ? Vois comment il souffre par ta faute ». Quand on voit les Romains le clouer à la Croix, on a l’impression de sentir dans ses propres paumes la morsure du fer. Dans ce film, Mel Gibson montre bien que nous sommes tous coupables. Absolument tous. Coupables les Juifs, fils de Sem, qui l’ont condamné à mort. Coupables les Romains, fils de Japhet qui l’ont torturé et méprisé. Coupables les serviteurs noirs de Hérode, fils de Cham qui riaient de le voir enchaîné. Coupable la Synagogue et coupable l’Empire, coupables les Barbares également, incarnés par cette éphémère présence de ce légionnaire romain, mercenaire venu de Germanie qui, trinquant avec ses frères d’armes devant le Christ enchaîné, lance « prosit ! », seul mot du film n’étant ni en latin, ni en araméen. Sauvés, nous pouvons tous l’être, comme le personnage humain qui était le plus émouvant du film, Dismas, le bon larron, deuxième personne à rentrer au Paradis et qui sur la Croix implore la miséricorde, lui dont la vie ne fut que violence et rapines mais qui, à l’ultime instant, se repend sincèrement. Lui, le plus méprisable des hommes élevé par sa rédemption au rang des plus grands. Sauvés comme Marie-Madeleine, l’ancienne prostituée de haut vol sauvée par le Christ de la lapidation et qui, brûlant sa vie de péchés et de vices, mourra dans la sainteté. Sauvé comme Simon le Cyrénéen, qui, réquisitionné par les Romains pour porter la Croix, se montrera d’abord rétif pour ensuite compatir aux souffrances infligées à Notre Seigneur et comme Malchus, le serviteur à l’oreille tranchée qui, guéri miraculeusement par le Christ, comprit enfin. Sauvé aussi comme ce Noir, serviteur du roi Hérode dont le regard rencontrera celui du Christ et dont la conversion immédiate annonce celle de l’Afrique. Sauvés comme le légionnaire Crassus, premier non-juif à se mettre à genoux devant la Croix et le commandant en chef Abenader, qui enlèvera son casque devant la Croix en signe de soumission. Sauvés comme Claudia, la femme de Ponce Pilate qui apportera du linge à la Vierge Marie et bien sûr, sauvés comme Saint Pierre, l’apôtre vindicatif qui au moment crucial reniera trois fois son Seigneur. Damnés, certains le seront… Chacun des personnages mentionnés ci-dessus à son exact négatif dans le film. Damnés comme Gismas, le mauvais larron, qui blasphèmera jusqu’au bout et qui aura les yeux crevés par un corbeau sur la croix. Damnés comme Hérode, semblant tout droit sorti de la Gay Pride avec sa perruque et ses yeux maquillés. Damnés comme Caïphe et Anne, les Pharisiens confis dans leur haine et leur refus du Christ et qui jusqu’au bout persisteront à ne pas comprendre. Damnés comme cette soldatesque romaine, se partageant ses vêtements, l’humiliant, brutes épaisses au cerveau atrophié dont la violence n’est que le seul motif d’exister. Damnés comme Judas, qui, symboliquement, après être devenu fou sous les tourments du démon, ira se pendre avec une corde trouvée sur le cadavre d’un âne. Ce film fait également réfléchir sur des problèmes de sociétés contemporains, preuve absolue que nil novi sub sole… Ponce Pilate par exemple. Averti deux fois par César, disgracié et muté depuis 11 ans dans cette province hostile et éloignée, il incarne la fonction publique. Pilate, ce sont ces élus, ces hauts fonctionnaires, ces catholiques à postes de responsabilités qui refusent de « se mouiller » de peur de compromettre leur carrière. C’est la lâcheté quotidienne devant l’esprit du monde. Pilate est sans nul doute un brave type. Mais il a oublié de devenir un type brave. Il se lava les mains pour les garder propres et pures. Le problème, c’est qu’il n’avait pas de mains… Prenons les Grands Prêtres. Quand le Temple s’écroula comme l’annonçait la prophétie, les Pharisiens ne pensent pas un instant à la réalisation de celle-ci. Le regard de Caïphe est éloquent : ses yeux furètent et sa seule pensée est l’estimation du devis des réparations : «Oï Oï Oï, ça va coûter une fortune !!! ». Les Pharisiens sont les extrémistes Juifs d’hier et d’aujourd’hui : corruption, faux témoignages, mauvaise foi, haine inculquée dès la petite enfance, mépris raciste pour les autres, flatteries intéressées vis-à-vis des puissants, refus d’admettre ses erreurs, ses fautes et ses crimes. Ewige Jude. Le juif éternel. Regardez Caïphe et vous y verrez Elie Wiesel, Lénine, BHL, Sharon, Alexandre Adler ou même tous ceux qui, lançant leur campagne de haine contre ce film prouvèrent qu’ils seraient prêts à le crucifier une seconde fois… Judas, c’est le désespoir de l’homme qui a perdu Dieu. On le voit à quatre pattes ramasser les trente sicles d’argent prix de la livraison de son maître. Mais il rendra l’argent. Le remord. Mais le remord sans la miséricorde de Dieu, c’est la mort. Le démon le tourmentera jusqu’à ce que, désespéré, il aille se pendre. Devant Hérode, Jésus ne prononça pas un mot. Et pour cause : englué dans sa vie de fornication, d’orgies et de beuveries, il ne pouvait tout simplement pas l’entendre. Notre société, celle de la pilule, de l’avortement, des films pornos, de la Gay Pride ne veut pas entendre Jésus. Elle mourra sans lui. En vérité je vous le dis, La Passion est le plus grand film de l’histoire du cinéma. C’est le seul commentaire qui vient aux lèvres quand on en sort. Deo Gratias.

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