Wednesday, November 22, 2006

Elie président ! (Une des Lettres Fersanes n°69 - décembre 2006)

(Légende : Elie Wiesel, homme-obus un tantinet mythomane...)

Avec Ronald Reagan et peut-être demain Arnold Schwarzenegger, les Etats-Unis s’étaient dotés d’un acteur président. Avec Vaclav Havel, la République Tchèque eut également un écrivain chef d’état. C’est avec joie que nous saluons la proposition israélienne d’accorder la Présidence au grand auteur de science-fiction, le maître de Stephen King, Elie Wiesel lui-même. A la demande du premier ministre Ehoud Olmert, il fut sollicité pour remplacer Moshé Katsav, inculpé pour le viol et le harcèlement sexuel d’une dizaine de ses collaboratrices. Comme le soulignait le journaliste américain Ian Mosley, les racines mêmes de l’Etat hébreu sont plongées dans la tyrannie, l’oppression, la torture, le meurtre, la corruption endémique, l’arrogance les poussant à bafouer le droit international et la dignité humaine la plus élémentaire, la perversion, le viol, la prostitution forcée des gamines d’Europe de l’Est, la folie rabbinique… Après un président poursuivant la tradition ethnico-nationale, pourquoi ne pas élire Elie Wiesel ? Ce dernier est en effet un personnage vital dans la société juive : c’est le batlen, celui qui, de village en village, narre contes et légendes pour amuser, émouvoir ou faire peur à la communauté, tel que Wiesel se définissait lui-même dans le deuxième volume de ses mémoires. Pauvre batlen qui ne fait que son travail et que des jaloux, Vidal-Naquet en tête, traitent de « menteur ». Même les goïm ont été conquis par sa faconde, sa verve imaginatrice de romancier, décrivant des scènes oniriques, apocalyptiques, peuplées de geysers de sang, de muscles tressautant sous terre, de monstres en noirs, de croquemitaines tantôt allemands, tantôt cosaques mais toujours goïm… Il a écrit les plus belles pages de la littérature populaire juive. Wiesel est un croisement entre Andersen et Céline, l’art du conte du premier et celui de l’imprécation du second, mais au style larmoyant propre à sa culture, ayant fait de la haine anti-goïm en général et anti-allemande en particulier un genre littéraire auquel il donna reconnaissance, récompensé par un Prix Nobel de la Paix montrant l’avènement de la société orwellienne dont rêvent les planétariens ses frères. Après la liberté c’est l’esclavage, la guerre c’est la paix et l’ignorance c’est la force, Wiesel grave dans le marbre une quatrième phrase du dogme : la haine, c’est l’amour. Toute la réussite des fils de Sion dans la carrière prestigieuse d’Elie. Là où les goïm montaient une petite épicerie de haine antisémite, Wiesel les écrasa de sa présence, Denis Defforey de la littérature ouvrant l’hypermarché de la haine antigoïm. Quelle plus belle récompense qu’une présidence pour ce fidèle disciple du Talmud, ce chantre absolu de la supériorité raciale des Juifs et mieux encore, de la réduction de l’humanité à ce petit peuple et à lui seul. Wiesel est l’homme qui est le mieux placé pour être le chef de l’état juif. Ne dit-il pas dans Le Testament d’un poète juif assassiné (p.50) : «Entre un commerçant du Maroc et un chimiste de Chicago, un chiffonnier de Lodz et un industriel de Lyon, un kabbaliste de Safed et un intellectuel de Minsk, il existe une parenté plus profonde, plus substantielle car plus ancienne qu’entre deux citoyens du même pays, de la même ville et de la même profession. Un Juif seul n’est jamais solitaire ». Hélas, Elie, fils ingrat rejetant l’appel de sa patrie, déclina l’offre, comme le fit Albert Einstein en 1948. Non Elie, nous vous en prions, revenez sur votre décision. Israël mérite votre présence vous qui en êtes le symbole vivant. Nous le disons une fois encore dans l’espoir de le faire changer d’avis aussi facilement qu’il change sa biographie, le poids de ses 79 ans n’ayant pas altéré son imagination (sa mémoire est en perpétuelle régénération tel l’estomac du troll) : Elie for President !

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