Tuesday, November 07, 2006

Pleure toujours, tu m'intéresses... (Editorial du Libre Arverne n°218 - 21/12/06)

(Légende : seule une jeunesse préparée aux sacrifices, au courage, au combat, à l'effort, peut offrir une alternative. Les Cadets du CNC ne reçurent pas des apparatchiks du FN le soutien mérité...)

Quand Grenade fut libérée par les Espagnols en 1492, la cruelle Aïcha dit à Abdou Boadbil, son fils vaincu : «Pleure comme une femme ce que tu n’as pas su garder comme un homme ! ». Le 12 octobre, l’écrivain allemand Henryk Broder se lamentait dans les colonnes de De Volkskrant, un quotidien néerlandais, sur ce qu’il appelle le viol de l’Europe. Quelques jours plus tard, le 23 octobre, l’auteur néerlandais Oscar van den Boogaard pleurait à son tour dans le quotidien belge De Standaard. Un troisième frère Ripolin vient apporter sa contribution larmoyante dans American Spectator d’octobre : Tom Bethell. L’analyse des to-B-3 (prononcez « to be three ») est très instructive sur l’effet de panique qui saisit certains zélotes de la pensée unique. Quand Judas se pare des habits de Saint Paul et essaye de nous enrôler dans un combat qui n’est pas le nôtre… Broder a 60 ans, il fait donc partie de cette première génération d’Allemands à avoir été décérébré par l’occupant américain. Voici ce qu’il dit : « Je suis trop vieux », et exhorte les jeunes gens à «partir pour l’Australie et la Nouvelle-Zélande. C’est la seule chance d’éviter les plaies qui rendront le vieux continent inhabitable ». Je comprends combien lors de son procès le dissident germano-canadien Zündel était atterré : ils ont tué le peuple allemand, d’abord mentalement puis physiquement. Où est le courage des héros du front de l’Est, des défenseurs de Berlin ? Ils sont morts. L’honneur, le courage, la fidélité, la droiture du peuple allemand se sont écroulés dans le Nibelungen de 1945, comme les valeurs intrinsèque du peuple français se sont effondrées dans la boue des tranchées de Verdun en 1917. On en vient à comprendre Magda Goebbels qui ne voulait pas que ses adorables bambins vivent dans un tel monde. Tout l’article n’est qu’un tissu de jérémiades qui ont plus leur place dans un ghetto de Lodz que sur Alexanderplatz. Il se plaint de ces Européens résignés, que la démographie est censée livrer à l’Islam (Mohamed est le prénom le plus donné à Amsterdam et Rotterdam et Bruxelles, les Musulmans représenteront 1/3 des naissances en 2025 en Europe). Partir ? Et pour aller où ? Contrairement aux Juifs, nous n’avons pas de patrie de rechange. Mais l’essentiel n’est pas de se tromper de combat. L’islam ne fait que s’engouffrer dans un continent vide, peuplé de berceaux vacants et d’églises désertes. Des églises remplies et une abondance de berceaux, voici ce qui stoppera l’islam, ce qui l’a toujours stoppé. Les Européens ne veulent pas ? Alors qu’ils crèvent ! Nous taillerons nos rêves sur les ruines des leurs. Les épreuves que Dieu envoie sont des bénédictions que l’on découvre une fois qu’on les a comprise. Vatican II a purifié l’Eglise en la vidant de ces catholiques mondains. Une fois toute la gangue partie, le diamant de tradition peut enfin resplendire et, débarrassé des « chrétiens de convenance » qui retardaient la marche en avant, peut se lancer non pas à la ré-évangélisation d’une société morte mais à son remplacement. Maintenant que l’Eglise a été purifiée, Dieu va purifier notre peuple : ceux qui veulent survivre survivront. Les autres ? Vae Victis !

Oscar van Boogaard se présente comme un auteur homosexuel et humaniste. Commentant l’interview de Border, il ajouta que l’islamisation de l’Europe était pour lui un processus de deuil, il se sent submergé par « un sentiment de chagrin » et déplore : « je ne suis pas un guerrier. Mais qui en est un ? Je n’ai jamais appris à me battre pour ma liberté. Je ne suis bon qu’à en jouir ». Autant dire qu’il est déjà mort : quand il se fera décapiter, il pourra toujours essayer de sauver sa tête avec les « lois contre l’homophobie ». Nous battre pour notre liberté, c’est ce que nous faisons depuis 200 ans. Nous sommes prêts. Les Musulmans ne nous impressionnent pas : c’est derrière les étendards des Rois Très Chrétiens que nous les avons écrasés à Poitiers, à Las Navas de Tolosa, à Malte, à Lépante, à Vienne… Nous combattons comme nous avons toujours combattu, pour Dieu et le Christ Roy. Mais pas un cheveu de nos enfants ne doit être sacrifié pour sauver la société de la Gay Pride, de l’avortement, de l’intégrisme laïc, du mercantilisme, du mensonge, du nivellement par le bas. Un vieux proverbe paysan dit : « Comme on fait son lit on se couche ». Ils l’ont voulu cette société et ils en meurent ? Comme le disait dans Rocky IV le capitaine soviétique et champion du monde amateur catégorie super-lourd Ivan Drago devant l’ex champion du monde professionnel Apollo Creed massacré par ses coups : « If he dies, he dies » : « S’il meurt, il meurt ! » (sous-entendu : si c’est son destin de mourir, tant pis pour lui). C’est leur problème, en rien le nôtre…

Le troisième larron est Tom Bethell, qui fait cette constatation annonciatrice de la victoire des forces spirituelles (islam fondamentaliste et catholicisme traditionnel agissant en osmose, alliés ou non) sur les forces matérialistes : « Il ne s’agit pas seulement du fait que les personnes peu religieuses ont tendance à avoir moins d’enfants que les gens pieux, car beaucoup d’entre elles préfèrent « jouir » de la liberté plutôt que d’y renoncer pour élever des enfants. Les laïcs me semblent aussi moins enclins à se battre. Comme ils ne croient pas en un au-delà, cette vie est la seule chose qu’ils ont à perdre. Ainsi, ils vont plutôt accepter la soumission que de se défendre ». Et d’ajouter plus loin : « Lorsque la foi s’écroule, la civilisation disparaît avec ». Analyse pertinente un peu gâchée au final car faisant de toute personne hostile à l’hégémonie américaine et israélienne un collabo de l’Islam en puissance. En 1954, l’amiral William-Guy Carr, de la marine canadienne, expert dans la guerre subversive, avait déjà prophétisé que le monde musulman serait instrumentalisé par les Américains pour submerger une Europe décadente. L’avenir lui donna raison. Ce sont les Américains qui ont fabriqué Ben Laden et le prétendu mouvement Al Qaida. Quant aux Juifs, ce sont eux qui empêchent toute résistance européenne en soutenant massivement l’immigration-colonisation et en orchestrant une répression féroce contre toute forme de rébellion autochtone. Qu’on ne vienne pas me ressasser l’éternel mensonge de la « minorité de Juifs de gauche pro-islamistes qui font du mal c’est vrai, mais ne représentent rien ». La LICRA, bourreau privilégié des patriotes, n’a jamais caché ses liens avec l’extrême droite israélienne la plus raciste, s’acoquinant avec des gens faisant passer de Villiers pour un islamolâtre. Il suffit de voir les réseaux entourant les sinistres Gaubert, Dray ou Pierre-Bloch, leur liens affichés avec des groupes terroristes juifs, pour en avoir confirmation.

Comme les trois mousquetaires, les trois B étaient en fait quatre : on peut y rajouter Pascal Bruckner qui se fait étriller à juste titre par Patrick Besson dans Le Figaro Magazine du 28 octobre 2006. Le CV de Bruckner est un aveu à lui tout seul. De religion protestante (il est fils de pasteur), il est très lié au monde juif par sa femme, Caroline Thompson, la petite-fille de Gérard Oury. Bruckner est ce qui se fait de mieux comme shabbat-goy au côté de ses mentors Finkelkraut et BHL, à tel point que beaucoup crurent qu’il était de la petite tribu. Gauchiste, il bascula dans l’ultra-libéralisme pro-américain dès que la fortune anonyme et vagabonde se rangea sous la bannière étoilée, dernier contre-coup des accords de l’Aspen Institute de 1987. Il se fait le chantre des horreurs commises par les Américains en Irak et soutient bien évidemment leur sbire en France, Sarközy. L’intérêt est l’argument utilisé, qu’il développe dans La Tyrannie de la pénitence. En gros, le goy n’a pas à demander pardon quand il fait des « guerres justes ». Et qu’est-ce qu’une « guerre juste » ? Une guerre juive. Ceci me rappelle le générique de fin de Y a-t-il un flic pour sauver le Président où George Bush (père) répète son discours dans les WC : « voyons si j’ai tout bien comme il faut… ressources d’énergie : correctes. Destruction aux roquettes d’un refuge de cormorans dans l’Arctique : pas correct… » En fait nous avons : « massacre des peuples allemand, japonais, irakien par tous les moyens : correct. Intervention au Vietnam, au Nicaragua et à la Grenade pour stopper le communisme : pas correct ». Rien de nouveau depuis 1939 où l’immonde Zay qui « conchiait le drapeau français » se transforma en ultra du bellicisme avant de finir comme il avait vécu : indignement. Et quel plaisir orgasmique pour le planétarien de voir le goy se faire tuer pour les intérêts bien compris de la ploutocratie qui s’empressera de le pressurer une fois la victoire acquise.

La destruction de notre nation est planifiée en haut lieu par l’UMPS : « Une France métissée, c’est une chance et c’est notre avenir » proclame Marie-Ségolène Royal, qui rajoute : « Quand on rentre dans une salle où tout le monde est blanc, on se dit que quelque chose ne va pas ». « Notre avenir est la construction d’une société métissée » renchérit Valérie Pécresse, porte-parole de Sarközy… Hubert Falco, ancien communiste, a vu le Conseil Général du Var qu’il dirige de facto derrière son homme de paille Horace Lanfranchi (franchi quoi ? la ligne rouge surement…) être condamné à verser 1.000 euros d’amende à Raphaël et Astrid, un couple qui s’était vu refuser l’adoption d’un pupille de la nation par ses services. Crime de ce couple ? Avoir voulu adopter un petit européen et non vouloir s’offrir un enfant du tiers-monde par mode et exotisme déplacé. La dmande avait été jugée sarközystement incorrect, crise de lèse-discrimination positive… On ne peut pas dire qu’ils ne savaient pas : comme le révéla Pierre Juquin dans son livre De battre mon cœur n’a jamais cessé, lors des négociations pré-électorales en 1979 pour l’Union de la Gauche, Georges Marchais et Gaston Defferre avaient protesté à l’époque contre l’immigration inutile économiquement, les abus des immigrés allant, selon le maire de Marseille, entraîner un jour des pogroms contre eux, leur attitude alimentant le racisme… Comme le soulignait à juste titre un lecteur de Rivarol (27 octobre) : « Pour les classes dirigeantes, le métissage, c’est pour les autres, pour la plèbe, qui deviendra ainsi une main d’œuvre manipulable (sans racines) à bas prix, au service du Grand Capital. Exactement ce que les bobos gauchistes et autres crétins utiles pensent contrer par le métissage généralisé, instrumentalisé. Mais de quel droit s’opposer aux OGM et autres manipulations génétiques quand, dans le même temps, on joue comme un enfant avec un hochet avec son propre patrimoine génétique dont la création, le développement et la finalité nous échappent totalement ? ». On se saurait mieux dire…

5 Comments:

Anonymous Anonymous said...

El canónigo inglés William Wydmondham relató supuestos de canibalismo en el cerco de Granada, en el lado sarraceno.......

1:52 AM  
Anonymous Anonymous said...

Aniversario de la Toma y Reconquista de Granada por los Reyes Católicos (Isabel y Fernando)

8:08 AM  
Anonymous Anonymous said...

l’écrivain allemand Henryk Broder s'est converti à l'islam ; est-ce vrai? si oui, a-t-il été recomponsé, et par qui? si oui, je vous invite à faire de même, si cela rapporte, pourquoi pas? Surtout avec la crise actuelle, et le prix du petrole ( encore! on dirait que le bon dieu ne les abondonne pas, sacré bon dieu, il tourne sa veste ou quoi)

12:44 AM  
Blogger Enzo said...

Je n'ai jamais baissé pavillon devant les Juifs, ce n'est pas pour le faire devant les Musulmans, bien moins puissants...

10:03 PM  
Blogger Raphaël Zacharie de Izarra said...

"VERRE D'EAU"

On l'appelait ironiquement "Verre d'eau".

Auguste était un vieil ivrogne sans nom.

Hydraté dès le lever avec la pire des piquettes, la matinée se terminait invariablement dans une noyade de tonnerre et de feu, la grosse gnôle prenant vite le relais des p'tits canons...

A travers cette voluptueuse agonie de sa conscience le buveur nageait, tour à tour hilare, hébété, larmoyant, dans ce qui semblait être son véritable élément : un univers sinistre d'amnésie tranchante et de gaité frelatée.

Soixante-cinq ans que cela durait. Une existence entière vouée à l'ivrognerie la plus crasse.

L'on s'étonnait d'ailleurs que "Verre d'eau" fût encore de ce monde après cette longue vie arrosée des pisses de Bacchus.

Mais il était solide l'Auguste ! Faut-il qu'il y ait un Dieu pour les assoiffés sans fond... Il est vrai qu'il avait survécu aux tranchées de la "14". A le voir ainsi, lamentable, abreuvé d'indignité, dégueulant son ivresse, qui l'eût cru ?

Après avoir traversé l'enfer de la Grande Guerre, qu'est-ce qui aurait donc pu l'abattre ? Pour ce passé héroïque on pouvait bien lui pardonner son vice, au vieil Auguste... Son statut de vétéran le maintenait malgré tout en estime dans le coeur de ses concitoyens navrés de le voir chanter ses "gnôleries" du matin au soir.

Lui, ne parlait jamais des tranchées. Soûl à toutes heures de sa vie, comment aurait-il pu tenir une conversation cohérente sur quelque grave sujet ? Même lors des commémorations annuelles, il recevait l'accolade du maire l'haleine chargée de tous les alcools du diable... Se souvenait-il encore au moins de sa jeunesse dans la boue des combats ?

"Verre d'eau" finit par mourir dans un dernier hoquet désespéré dédié à la vigne qui, depuis l'âge de vingt-deux ans, l'avait aidé à vivre.

A oublier surtout.

Il buvait comme un trou depuis l'âge de vingt deux ans... C'était en 1918, la fin de la guerre. Celui que désormais on allait bientôt surnommer malicieusement "Verre d'eau" venait d'être démobilisé. Vingt-deux ans et déjà toute l'horreur des tranchées dans le regard.

Pauvre "Verre d'eau" ! Homme pitoyable, misérable, lamentable, mais surtout âme sensible brisée en pleine jeunesse, nul ne saura jamais son secret d'ivrogne.

On inhuma bien vite le défunt sans famille.

Nul ne sut que ce sobriquet de "Verre d'eau" sonnait aussi juste chez lui, deux syllabes lourdes comme le son du glas, sombres tel le chant fatal de l'airain...

"Verre d'eau" : des sons clairs et sereins si proches des sons de l'enfer. Des sons qui, ironie du destin, rappelaient son drame, poignant.

Car le drame de "Verre d'eau" c'était...

Verdun.

Raphaël Zacharie de IZARRA

7:57 AM  

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